vendredi 25 octobre 2024

LIVRES : PARLONS DE PATERNITE

LA PATERNITE

Cette chronique-ci sera consacrée au thème de la paternité à travers trois ouvrages, deux romans et une bande dessinée, sans oublier une référence à une chanson française.



Commençons par "le roman de Jim".

N'ayant malheureusement pas pu voir le film au cinéma (et pourtant cela me tentait bien), j'en ai lu le roman de Pierric Bailly.

Grand bien m'en a fait : ce roman est attachant, poignant et émouvant !

Aymeric tombe amoureux d'une femme qui est enceinte d'un autre homme, mais comme le lui dit Florence : il n'y a pas de papa !

Ils se mettent en couple et élèvent ensemble l'enfant auquel Aymeric s'attache de plus en plus...

Puis au bout de 10 ans, le géniteur revient. Quelle place lui faire ?

Puis, et cela devient dramatique, Florence quitte la France laissant Aymeric sans aucune nouvelle de celui qu'il considérait comme son enfant. Il n'a aucun droit et ne sait pas comment garder le contact... 

Ce roman nous parle d'un sujet peu abordé celui de l'attachement hors des liens du sang et de la douleur qui survient de l'absence en cas de rupture.

Cette histoire m'a rappelé une très belle chanson de Serge Lama : "L'enfant d'un autre"

"C'est elle qui est partie mais c'est lui qui me manque
Ce tout petit garçon qui n'était pas de moi
Mais qui su lier mon âme saltimbanque
Avec sa tête dans mon cou  avec son rire dans sa gorge.
Ne plus l'avoir contre ma joue, ça me rend malheureux"

"Et l'absence est venue peser sur ma détresse"


Venons-en maintenant à "Sidérations" de Richard Powers.

Un livre brillant qui conte les relations père-fils avec une grande sensibilité, dans un très beau style.

Théo Byrne s'occupe seul de son fils Théo âgé de 9 ans depuis que son épouse est décédée.

La maladie dont souffre l'enfant n'est pas vraiment nommée mais l'on pense à l'autisme, à l'hyper sensibilité, ce qui rend son intégration difficile notamment à l'école.

Théo ne sait pas s'il agit bien, mais c'est l'amour qui lui dicte sa façon de faire, alors il raconte l'espace et les étoiles à l'enfant que cela passionne.

Comme dans son chef d'œuvre " L'arbre monde", il y est aussi question de la nature, des animaux, de l'écologie. 

Et enfin, Richard Powers sait aussi nous parler de science, d'intelligence artificielle sans que cela ne nous ennuie...


Terminons cette chronique avec l'adaptation en BD du roman post apocalyptique  de Cornac McCarthy "la route". 

Un père et un fils errent sur la route à travers un monde dévasté, se méfiant des autres, et toujours à la recherche de nourriture.

Le dessinateur français Marc Larcenet a su rester fidèle à l'œuvre et à l'ambiance angoissante dans des dessins réalistes soignés en noir et blanc.

Assez peu de mots entre le père et le fils mais un attachement viscéral. 

C'est sombre, très sombre mais fort beau.


Bonnes et belles lectures !

J-C Togrège
25/10/2024






mardi 22 octobre 2024

VOYAGE AU PAYS BASQUE - 1 - LA MAISON D'EDMOND ROSTAND

 VOYAGE AU PAYS BASQUE - 1 -




Après la croisière sur le Douro, nous continuons à nous chouchouter en 2024, année de notre quarantième anniversaire de mariage, avec un voyage au Pays basque.

Quelle jolie façon de vivre les prolongations estivales en allant dans le Sud Ouest en début d'automne avec des températures qui allèrent jusqu'à 28 degrés ! 

Et puis, à cette période de l'année cette région n'est plus saturée de touristes, ce qui est appréciable pour qui ne raffole pas de la foule. 

Certes, c'est une possibilité réservée pour grande partie à une population qui n'est plus salariée...



couleur appelée "rouge basque"

Autant vous le dire de suite, je ne connaissais pas grand chose de l'histoire du Pays basque, sachant tout de même qu'il se trouvait pour partie en France et pour l'autre en Espagne. 

Dès notre arrivée, notre guide nous expliqua que le Pays basque comportait 7 provinces, 3 en France et 4 en Espagne, et que c'est la révolution française qui avait fixé les frontières entre les deux nations.

La première chose que l'on remarqua en arrivant, ce fut le nombre de maisons blanches avec des volets rouges.




Ma chronique ne sera pas dans l'ordre chronologique puisque je vais aborder de suite la villa Arnaga située à Cambo-les-Bains que nous ne visitâmes qu'en milieu de séjour. 

Mais c'est un tel joyau que je ne peux pas attendre.

Cette maison fut celle du célèbre écrivain Edmond Rostand et de son épouse, la poétesse Rosemonde Gérard. Elle compte 40 pièces.




Cyrano de Bergerac


Edmond Rostand, natif de Marseille, découvrit le Pays basque sur le conseil de son médecin qui lui en avait recommandé le micro climat bénéfique pour les maladies respiratoires.  

L'écrivain s'y rendit pour soigner sa pleurésie, tomba amoureux du pays et y acheta une colline sur laquelle il y fit construire sa maison de style néo-basque de 1903 à 1906. C'est lui qui en conçut les plans ainsi que ceux du parc.




l'éternelle chanson, son poème le plus connu

Rosemonde Gérard n'aima pas l'endroit car elle s'y ennuyait, préférant la vie mondaine de la capitale. 

Lorsque le couple se sépara, elle rencontra un jeune compositeur du nom de Richepin qui mit en musique certains de ses textes.




Une décoration faite d'après la poésie de Victor Hugo.








Quant au parc, il est magnifique avec une partie "jardin à la française" et une autre "jardin à l'anglaise.



 


Un parc où il fait bon flâner

Un lieu de rêverie

Qui mène à la sérénité...





Un lieu d'une telle beauté qu'elle nous 

touche au plus profond de l'âme.













L'on y croise aussi les bustes représentant les écrivains qu'Edmond Rostand appréciait le plus : Victor Hugo, Miguel de Cervantès et Shakespeare.



A l'issue de cette visite, j'ai pris deux résolutions pour mon retour : lire l'Aiglon d'Edmond Rostand et acheter un recueil de poésie de Rosemonde Gérard.



Bien à vous

J-C Togrège
22/10/2024

vendredi 4 octobre 2024

PAS BESOIN D'ALLER TRES LOIN - 2 -

PAS BESOIN D'ALLER TRES LOIN - 2 -
JOINVILLE  (HAUTE-MARNE)


Poursuivons dans la rubrique des escapades d'une ou deux journées avec cette fois-ci la découverte de Joinville, ville de Haute-Marne d'un peu moins de 3000 habitants.

Nous avons commencé par pique-niquer dans un parc agréable où des tables sont mises à disposition.


Nous avons ensuite parcouru le quai des Peceaux, quartier pittoresque au bord de l'eau.



Puis nous nous sommes rendus au Château du Grand Jardin, qui est classé "Monument historique" et "Jardin remarquable".

Il s'agit d'un château Renaissance qui n'est pas meublé. 

C'était un lieu pour y faire des fêtes et non pour y séjourner longtemps.

De ses combles, nous avons une vue sur le parc.



Dans la chapelle du château se trouvent deux magnifiques cariatides en albâtre massif représentant l'une la Tempérance et l'autre la Justice.

                                                 
  

Et vint la visite du parc qui s'étend sur quatre hectares de promenade, et là ce fut magnifique, enchanteur et rassérénant au possible.



Quelle diversité pour nos yeux éblouis !

Une collection de buis, des ifs façonnés de formes différentes, de grands et beaux arbres, un parc renaissance, un parc romantique, des sentiers bucoliques, un labyrinthe de verdure...

Un lieu idéal pour se reposer, se détendre, voire méditer pour ceux qui pratiquent cet exercice.




Nous nous sommes promenés pendant deux heures sans être rassasiés de tant de beauté.

Un conseil si vous y allez : munissez vous d'un roman et installez-vous sur l'un des nombreux sièges qu'il y a un peu partout. Si nous en avions eu un, nous serions restés encore plus longtemps.












L'art y est aussi présent avec des œuvres
mêlant le métal et le bois qui s'intègrent 
harmonieusement dans le paysage







Pour terminer cette belle journée, nous avons visité l'église de la ville, qui est pleine de charme.

Quant à l'Auditoire (ancien tribunal), ce sera pour une autre fois car il était fermé.

 


Bonnes excusions !

J-C Togrège
04/10/2024




Ci-contre, il s'agit de Saint Charbel et non de Saint Chablis comme j'avais cru lire avant de mettre mes lunettes....