mercredi 28 octobre 2026

MICHA 4 - SES MOTS -

 MICHA 4 - SES MOTS -



Pensif
Comme vous le savez, plus l'on parle à nos animaux et plus ils comprennent de mots. Et bien sûr, plus ils nous répondent aussi.

Cette chronique recensera un certain nombre de vocables ou expressions que Micha a très bien assimilés.

Sans aucun doute, celui qui le fait le plus saliver et dont je vous ai déjà parlé, c'est Poulet. Au point que nous évitons de l'utiliser quand nous n'en avons pas, car alors il ne comprendrait pas ce qui  se passe.

Alors malgré mon allergie pour l'anglais, j'utilise le mot Chicken ou alors nous épelons chaque lettre : p.o.u.l.e.t.





Depuis maintenant quelques mois, Messire Félin a décidé que je devais jouer avec lui chaque matin. Généralement, assis à proximité de moi, il attend jusqu'à à peu près 9h. Au delà, il commence à perdre patience et commence à me toucher avec sa patte pour me signifier "on joue ?" puis si cela ne suffit pas, il miaule. Comme un cri de détresse !

Doudou et Canne à pêche

Cela commence par "la canne à pêche" dont il sait où elle l'est rangée. "Où est Canne à pêche ?' Il me regarde, puis tourne la tête vers le lieu où elle se trouve, juste à côté du rayonnage des livres jeunesse. 

 Autre jouet qu'il a depuis sa petite enfance et dont il connait le nom c'est "Doudou". Ce dernier est tellement malmené qu'il a perdu un œil. 

La bataille avec la table

A la fin du jeu (ça dure entre 10 et 15 mn), je prononce la phrase magique "Micha Poulet" puis descends jusqu'à la cuisine où il me suit pour avoir son met préféré. 


A table ! : c'est bon le Micha Poulet.

Ensuite, il remontera jusqu'au salon de musique qui est sa pièce pour y faire une longue sieste et/ou écouter de la musique. Et là vous vous dites, il fait de l'anthropomorphisme et affabule. Mais non, ces dernières semaines, il s'était entiché d'un disque très planant et très doux composé de musiques de Vangélis ou dans ce style.

A plusieurs reprises, il était venu dans notre bureau pour nous réclamer quelque chose que nous ne comprenions pas. Avait-il faim, envie de sortir ou de jouer de nouveau ? Nous avions cherché jusqu'au moment où nous avions mis le disque et hop il s'était installé dans un fauteuil. Cela s'était renouvelé à plusieurs reprises.



Quand nous sortons et qu'il se trouve à la maison, nous prenons la précaution de le prévenir "Micha, on s'en va, on s'en va." Même si je m'en vais seul, j'emploie la même expression "On s'en va". Cela dépend des jours. Soit il n'a pas envie de sortir et un petit miaulement lui suffit pour nous dire "ok", j'ai compris mais je reste là". Sinon, il se lève, va manger quelques croquettes puis se met devant la porte pour sortir.

Pour finir sur ce registre, voici quelques autres mots : Tonton (pour parler d'un de nos chats avec qui il aime bien jouer), Télé (voir Micha 3), A table.

Il ne faudrait pas que j'oublie "La Tourne".
Quand je lui demande de "faire la tourne", il se met sur le dos les pattes en l'air.


La Tourne

A suivre d'autres aventures de Micha dans de prochaines chroniques.



Micha au clavier ?


Félinement vôtre.

J-C Togrège
28/10/2026

samedi 24 octobre 2026

LIVRE /// QUI SE SOUVIENT DES HOMMES... de Jean Raspail

 QUI SE SOUVIENT DES HOMMES…
 Jean Raspail


Faisant suite à mon intérêt pour le royaume d'Araucanie et de Patagonie, je découvre l'œuvre de Jean Raspail (1925/2020), auteur oublié à la mauvaise réputation, qui s'était autoproclamé consul général de Patagonie.


J'apprécie particulièrement l'intérêt qu'il porta aux peuples autochtones, ce qui est le cas dans ce roman "Qui se souvient des hommes…"  paru en 1986.

Pour raconter l'histoire des Alakufs, il s'est basé sur les travaux de l'ethnologue José Emperaire, de témoignages historiques et d'hypothèses. 

Il ne s'agit pas d'un essai ou d'un récit mais bien d'un roman passionnant qui nous raconte la vie de Lafko et des siens.

De tout temps, les Alakufs fuirent ceux qu'ils appelaient des Pektchévés (les étrangers) et finirent pas échouer aux confins de la Patagonie en Terre de Feu, un endroit au climat inhospitalier. Outre un froid glacial auquel il résistait en s'enduisant le corps de graisse de phoque, il y avait les tempêtes d'un océan souvent en furie.

"Ils n'en ont pas conscience, mais voilà des centaines d'années qu'ils marchent. (…). Parfois la migration se fige pour cinq ou six générations. Mais quand s'annonce à nouveau l'étranger, son odeur, sa force, sa supériorité, sa cruauté, son mépris pour ce petit peuple désolé, arriéré, faible et laid, alors ils reprennent la route vers le Sud et leur mémoire reprend la route aussi, qui leur dit par la voix des anciens que leur fuite ne cessera jamais, jusqu'à la mort du dernier d'entre eux. Arka ! Debout ! En route !"

Ils se croyaient tranquilles jusqu'à l'arrivée de bateaux des navigateurs explorateurs dont Magellan au début du XVIème siècle. L'incompréhension fut totale entre un peuple venu du Paléolithique et les Européens qui ne virent dans les premiers que des sauvages arriérés, des sous-hommes dont certains furent "exposés" dans des foires. La confrontation fut fatale pour les Alakufs.

En 1951, Jean Raspail croisa l'un des derniers représentants de ce peuple sur un canot en Terre de Feu.

Je tiens à souligner la qualité de l'écriture de Jean Raspail qui allie un classicisme littéraire comme on n'en fait plus à une narration empreinte d'humanité et d'empathie pour un peuple disparu dans l'indifférence générale.

"On les croyait dépourvus de vrai langage, s'exprimant par onomatopées. En réalité ils avaient une langue très riche où manquaient seulement tragiquement les mots qui expriment le bonheur et la bonté."

C'est par José Emperaire que l'on sut que ce peuple se désignait comme "Les Koweskars", ce qui signifie les Hommes.



Bonne lecture !

J-C Togrège
24/10/2026

lundi 19 octobre 2026

DES HOMMES QUI PLANTENT DES ARBRES

 

DES HOMMES QUI PLANTENT DES ARBRES

Certes, l'on continue de déboiser à foison en totale incohérence avec le réchauffement climatique.

Certes, l'on nous donne tout un tas de "bonnes" raisons pour le faire : il faut des places de parking, les arbres seraient malades ou en passe de l'être (nouvelle notion qu'il fallait oser !), les feuilles salissent les constructions neuves quand elles tombent à l'automne, ils gênent pour un aménagement de voirie, etc.

Pour des raisons mercantiles, ils sont prêts à tout, même à requalifier une coupe rase en coupe sanitaire.

Je n'invente pas tous ces prétextes les ayant entendus ou lus.


Heureusement, il reste des hommes qui aiment les arbres, en plantent et en prennent soin. 

J'ai eu la chance d'en rencontrer un tout récemment, un Monsieur de 94 ans qui nous a fait l'honneur de visiter son jardin de 1500 m2 dont il s'occupe encore tous les jours.

Au fil des décennies sa sœur et lui ont créé un endroit enchanteur où la nature s'y est épanouie.



Ce qui est encore plus extraordinaire, c'est qu'il a réussi à y faire pousser deux Faux, cette variété rare de hêtres tortillards que l'on trouve dans la forêt de Verzy (Marne).

Il commença cette expérience fin des années 1970 alors qu'il était jeune membre de la Société d'Etude des sciences naturelles de Reims, ce qui lui permit de récolter quelques faines.

Il nous confia que pendant la période de canicule, il se trouvait très bien sous l'un d'entre eux, prenant le frais sur un banc.


Le Fau fraîcheur


Je ne peux vous énumérer toutes les essences d'arbres qu'il y a, n'ayant pas retenu tous les noms que ce jardinier hors pair nous cita avec  leur appellation latine et leur provenance. 

L'on y trouve notamment un Neillia Thibetica (arbre du Tibet), un Séquoia Sempervirens, un Cornouiller de Floride, un Ginkgo, un Plaqueminier.





Ce grand ami des arbres me fit penser à la nouvelle de Jean Giono paru en 1953 "L'homme qui plantait des arbres". Il y est question d'un berger solitaire, Elzéard Bouffier, qui inlassablement planta des arbres pour faire revivre sa région. 

Il se trouve que cette histoire vient d'être très joliment adaptée en roman graphique par Florence Lebonvallet et Daniel Casanave. 

Les dessins, les couleurs de Claire Champion, le texte sont à la hauteur de cette fable de Jean Giono qui reste d'une actualité criante.

En postface, l'on y trouve un texte d'Aline Giono, la fille ainée de l'écrivain expliquant comment naquit l'idée de ce personnage.


Bonne lecture et vive les arbres !

J-C Togrège
19/10/2026

jeudi 15 octobre 2026

UNE HISTOIRE D'AMOUR ET DE VIOLENCE de Olivier Bourdeaut

 UNE HISTOIRE D'AMOUR ET DE VIOLENCE
de Olivier Bourdeaut


Olivier Bourdeaut est connu pour "En attendant Bojangles" qui fut un succès littéraire, théâtral et cinématographique. Il s'agissait d'une famille fantasque où tout devait être fête, poésie et insouciance.

Dans ce récit autobiographique, l'on peut dire que c'est le contraire avec une famille où règnent la violence et le mal-être. Le père est dominateur, imprévoyant, tyrannique, alcoolique et en même temps charismatique.

Les sévices ne sont pas que physiques mais aussi psychologiques, deux formes aussi blessantes l'une que l'autre pour l'enfant que fut Olivier Bourdeaut. Comment se construire dans de telles conditions ? Comment sortir de ce cycle de la violence et surtout comment ne pas la reproduire en devenant à son tour père ?


Le paradoxe c'est qu'il ne règne pas que la violence dans cette famille, il y aussi de l'amour, de l'admiration, voilà le paradoxe: " J'ai toujours aimé cet homme. Même quand je voulais le tuer."

Olivier Bourdeaut décrit les sévices, les punitions, les coups qu'il recevait, tout cela sans pathos, avec une certaine forme d'humour, ce qui donne de la force à ce livre intimiste et introspectif.

"Nous sommes tous partis en claquant la porte, soit parce qu'il nous l'avait ouverte, soit parce qu'on ne pouvait plus respirer. Alors nous partions la nuit, nous courrions dans la rue avec des rires déments, des rires de soulagement. La liberté nous enivrait."

Ce récit m'a fait repenser à un autre portrait de père écrit celui-ci par Sorj Chalandon "Profession du père". Deux livres fort différents par ailleurs mais consacrés tous deux à une figure paternelle toxique.

Bonne lecture !

J-C Togrège
15/10/2026

samedi 26 septembre 2026

LIVRE /// MOI, ANTOINE DE TOUNENS, ROI DE PATAGONIE de Jean Raspail

 MOI, ANTOINE DE TOUNENS, ROI DE PATAGONIE

DE JEAN RASPAIL


18 septembre 2026 procès fictif
 d'Achille 1er à l'hôtel de ville de Reim
s

Le procès fictif d'Achille 1er organisé brillamment à Reims en septembre 2026 par l'association Lysias composée de jeunes étudiants dynamiques, dans le cadre d'un concours d'éloquence, m'a permis de connaître le personnage hors norme de celui qui s'auto-proclama le deuxième roi d'Araucanie et de Patagonie.

Le livre de Francis A. Boddar contribua largement à ma connaissance de sa vie, ce que j'ai raconté dans ma chronique "Un roi né à Reims".

Il m'a semblé comme allant de soi de m'intéresser à celui qui fut le fondateur de ce royaume, à savoir Antoine de Tounens qui régna sous le nom de Orélie-Antoine 1er.






Sur le conseil avisé d'un citoyen patagon résidant dans mon village, je me suis tourné vers le roman de Jean Raspail : Moi, Antoine de Tounens roi de Patagonie.

Cet auteur que je ne connaissais que de nom retraça la vie romancée du 1er roi d'Araucanie et de Patagonie dans un roman paru en 1981, il obtint le grand prix du roman de l'académie française.

L'on y découvre un homme, simple fils de paysan, qui fit des études puis devint avoué. Mais cette vie lui sembla trop étriquée, il rêvait plus grand. Il quitta tout pour se rendre en Amérique Latine pour édifier un royaume sur des terres situées entre le Chili et l'Argentine. Les peuples autochtones, dont les Mapuches, défendaient alors leur terre de l'appétit des colonisateurs.


Antoine de Tounens est présenté comme un être exalté, intelligent mais complétement hors des réalités. Il veut rendre vrai son rêve, quitte à travestir la réalité.

"- Adieu Excellence. J'aurais dû vous faire arrêter et expulser le mois dernier, à Valparaiso. J'en avais le pouvoir.
- Pourquoi ne pas l'avoir fait ?
- Vous me plaisiez. J'y croyais presque. C'est une mauvaise action de réveiller ceux qui rêvent. Et je voulais savoir jusqu'où peut aller …
Il hésitait.
- Dites-le, vous aussi ! La folie ?
- Non, sire. L'imagination."

Même s'il créa le royaume d'Araucanie et de Patagonie par deux ordonnances en 1860, après avoir convaincu certaines tribus mapuches, il alla d'échec en échec et finit dans la misère dans sa région d'origine, recueilli par son neveu.

" C'est là que j'ai compris qu'à viser haut, qu'à tirer des salves dans les nuées, l'échec est encore plus grand et plus beau que la victoire."

Je terminerai en mentionnant la qualité d'écriture de Jean Raspail.

Bonne lecture !
J-C Togrège
26/09/2026



Diplôme remis à l'Harmonie du 3ème Canton de Reims
pour sa participation musicale lors du procès fictif d'Achille 1er

mardi 8 septembre 2026

ESCAPADE EN NORMANDIE

ESCAPADE EN NORMANDIE
La Côte d'Albâtre



Une petite escapade de quelques jours au moment de la rentrée, voilà ce qui fait du bien et prolonge la période des vacances estivales. C'est comme un bonus ! Encore faut-il pouvoir caler cela dans l'agenda…

C'est ce que nous avons fait avec trois jours en Normandie en compagnie d'un couple d'amis musiciens qui nous avait préparé un beau circuit mêlant la mer et la campagne, le tout agrémenté de touches culturelles.

Comme l'on dit, nous avons pris un bon bol d'air.





Commençons par notre arrivée au domaine de Bertheauville à Paluel : une demeure magnifique, un beau jardin, de grands arbres. Il faut souligner le calme du lieu, luxe rare en notre monde si bruyant.

Le château du domaine

Le petit hôtel du domaine


Les grands arbres




Saint Valery-en-Caux : une charmante petite ville où il fait bon se promener.  

Au XIXème siècle, il y avait plus de 200 pêcheurs, il n'en reste plus qu'un de nos jours. Maintenant c'est un port de plaisance. 

Jules César évoque son passage sur les lieux dans son livre "la guerre des Gaules" en -57 avant J-C alors qu'il combattait les Calètes, tribu gauloise.

Les galets ont longtemps été utilisés pour les constructions mais depuis 1986 il est interdit d'en ramasser pour préserver la biodiversité et pour freiner les vagues. L'amende peut être salée !

Nous avons visité la maison d'Henri IV construite en 1540. Elle présente la caractéristique d'avoir une façade en colombages remarquable et d'être classée monument historique.

Elle se nomme ainsi car le "bon roi" dormit dans la ville en novembre 1593. L'on ne peut pas affirmer formellement que c'était dans cette maison, mais au final peu importe cela lui fait un joli nom.


Elle abrite désormais un musée dont le guide  est un passionné intarissable sur les trésors que recèlent les différentes pièces de la maison. Un audio-guide ne remplacera jamais les échanges avec un humain !



Veules-les-Roses est reconnue comme "Plus beau village de France".


Le cadre y est magnifique et regorge de nombreuses belles demeures. 

Et puis particularité géographique, il est traversé par le plus petit fleuve français : la Veules.


La Veule se jette dans la Manche



Nous y avons appris que le cresson était cultivé sur l'eau dans ce que l'on nomme des cressonnières. 

C'est cela aussi les vacances, apprendre des choses et du vocabulaire !




Bien sûr, il y eut la mer à regarder sans s'en lasser. Sous un ciel ensoleillé ou nuageux, c'est toujours toute une gamme de couleurs et d'émotions..

Comme dans toute région visitée, je l'ai associé à des chansons dont celle d'Alain Barrière.

"Et je reste des heures à regarder la mer
Le cœur abasourdi, les pensées de travers…"



La poésie étant partout, j'eus plaisir à découvrir dans un musée  "Rythme des vagues" de  François Coppé.

   














Je terminerai avec une photo des falaises dont la couleur est à l'origine du nom "Côte d'albâtre"













Repos et sérénité au "couvent"
 de Saint-Valery-en-Caux


Bonne rentrée à tous et toutes !

J-C Togrège
08/09/2026

PS : une seconde chronique suivra tant nous avons vu de belles choses en quelques jours seulement.
PS  : merci à Jean-Marc et Marie-Reine

mardi 25 août 2026

LES CROIX FUNERAIRES : un patrimoine en perdition ?

LES CROIX FUNERAIRES

Un patrimoine en perdition ? 



L'on n'y prête pas assez attention à ces vieilles tombes surmontées d'une croix funéraire, dont certaines sont en déshérence. Cela nous apparaît vieillot, gris, terne, elles font partie du paysage du cimetière, c'est tout..

Voilà ce qu'on pourrait penser avant de les regarder plus attentivement et d'y percevoir un art funéraire réunissant plusieurs corps de métier : des dessinateurs, des sculpteurs et des mouleurs. 

L'article de Charles Poulain "Les croix funéraires des fonderies champenoises et meusiennes" paru dans "Etudes Marnaises" nous apporte un éclairage instructif sur ce sujet, dont celui de la diversité avec 2600 modèles répertoriés pour la production française.



Cela me donna envie de me rendre dans le cimetière de mon village de Boult-sur-Suippe pour compléter cette lecture.


Ces croix apparurent au XVIIIème siècle, connurent un fort engouement à la fin du XIXème siècle avant d'être abandonnées à partir des années 1930.


Il y a trois types principaux de croix :

    - La croix plate ajourée (les plus courantes, celles qui étaient les moins coûteuses)
    - La croix par assemblage de deux parties
    - La croix creuse en ronde-bosse





Croix par assemblage
Croix plate ajourée



Croix creuse en ronde-bosse


On retrouve sur ces croix l'iconographie chrétienne : le Christ crucifié, la Vierge, les anges, les saints, autres personnages et symboles chrétiens. Mais il y aussi pour certaines des fleurs et des végétaux, notamment sur les croix ronde-bosse décorées.




Le Christ au centre de quatre
rayons lumineux


La Vierge

Le baptême de Jésus

Avec ornementation végétale







Sur l'une des croix, l'on peut y voir l'acronyme I H S

 (Jésus Hominum Salvator - Jésus sauveur des hommes)

Remarque : le I au lieu du J est lié à une transposition imparfaite du nom de Jésus en grec où le I = J



Il est impossible de manquer la grande croix qui s'élève au centre du cimetière, à proximité du caveau de la famille Cailteaux St Denis :

Hauteur : 2,730 m
Largeur : 1,620 m








Certaines tombes abandonnées ont un petit panneau blanc selon la procédure de reprise " Le titulaire de cette concession ou les membres de sa famille sont priés de s'adresser en mairie"

Que se passera t-il si la famille ne se manifeste pas et que la commune reprend la concession ?

Que deviendront ces croix ?

Il est à espérer que la municipalité les protègera.







L'art est partout, il suffit de regarder !

Bien à vous

J-C Togrège
25/08/2026

PS : Photos prises par J-C Togrège au cimetière de Boult-sur-Suippe (août 2026)