vendredi 13 février 2026

L’OISEAU DÉPOSSÉDÉ de J-C Togrège

 

L’OISEAU DÉPOSSÉDÉ

C’est l’histoire d’un oiseau tout guilleret
A l’idée de revoir le pays où il est né.
Enfin ! le printemps va bientôt s’annoncer
De prendre son envol, il est grand temps.
Comme toujours le voyage sera long et épuisant
Mais au bout de sa route, il retrouvera son ami
Le vieux chêne où il pourra faire son nid.
 L’oiseau s’y voit déjà écoutant pépier ses petits,
Profitant du chant du vent dans le feuillage,
Il ne se lasse jamais d’y contempler le paysage.
il en oublie sa fatigue et redouble d’effort.

Enfin arrivé, affaibli, l’oiseau ne reconnait rien
Se pourrait-il qu’il se soit trompé de chemin ?
C’est impossible avec son sens de l’orientation
Ce n’est pas son premier retour de migration,
Non, c’est bien ici, mais il n’y a plus d’arbres.
Il ne reste que des souches, indices de l’infamie
D’une tragédie dont il connait le coupable.

Le pauvre oiseau dépossédé ne sait où aller
L’homme s’en gausse. Armé de sa tronçonneuse
Il continue à scier sans se soucier de la gente ailée.

J-C Togrège
13/02/2026




Constatant la frénésie lugubre avec laquelle les tronçonneuses sont en action dans nos villages, je n'ai pu m'empêcher de penser à l'oiseau revenant de son long voyage et ne trouvant plus son arbre où nidifier.

Pourquoi continuer à couper tant d'arbres alors que l'on sait pertinemment qu'ils sont indispensables pour notre environnement et nous-mêmes ? Rien n'y fait, on le sait, mais on continue à détruire.

Certes, quand un arbre est malade, il est légitime de l'abattre mais il serait aussi plus que judicieux d'avoir une vision d'avenir avec la replantation d'essences adaptées au changement climatique

 


Arbrement vôtre

J-C Togrège
14/02/2026


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