vendredi 27 décembre 2024

CINE /// L'AMOUR OUF

L'AMOUR OUF
de Gilles Lellouche

avec Adèle Exachopoulos, François Civil, Mallory Wanecque,
Malik Fritah, Alain Chabat, Benois Poolvoorde



Deux jeunes gens tombent éperdument amoureux l'un de l'autre, bien que tout les oppose. 

Clotaire, petit délinquant, a quitté l'école très tôt tandis que Jackie est studieuse dans son lycée. Ils ne viennent pas du même milieu social, n'ont pas les mêmes aspirations, pas les mêmes fréquentations. 

Rien n'y fait, ils sont attirés l'un vers l'autre irrémédiablement.



Certes, l'idée de départ n'est pas nouvelle. Une fille de bonne famille qui aime un voyou, cela a déjà été fait cent fois, mais ça marche, car c'est abordé différemment et à travers deux époques. 


Cela commence dans les années 80 dans le Nord de la France, puis cela se poursuivra dans les années 90 avec une bande son qui résonne des tubes de l'époque. Il y avait bien longtemps que je n'avais pas entendu "Urgent" de Foreigner" ou des titres de The Cure.

Ce n'est pas qu'une romance, c'est aussi une histoire très violente avec des casses, des règlements de comptes, car Clotaire va basculer dans le monde des grands voyous. Selon la formule consacrée certaines scènes peuvent être déconseillées à un public trop sensible.

C'est bien filmé, admirablement joué par les deux Clotaire et Jackie. L'histoire de "l'amour plus fort que tout", ça marche encore et c'est tant mieux ! Cela laisse de l'espoir pour les temps à venir…

Cinéphilement vôtre

J-C Togrège
27/12/2024

dimanche 22 décembre 2024

Chants de Noël, ce que nous vous aimons ! de J-C Togrège


 CHANTS DE NOËL, CE QUE NOUS VOUS AIMONS !


Concert au Centre d'Art et de Culture d'Auménancourt -21décembre 2024 -

Chants de Noël, ce que nous vous aimons !
Chaque fin d'année, nous vous revenons,
Fidèlement, vos refrains reprenons.

Au désenchantement, amer poison
Vous opposez un si bel horizon :
Fraternité et espérance, osons !

Depuis l'enfance, nous vous chantons
Indissociables de la mère-maison,
Des plaisirs de la blanche saison.

Certains se moquent, cela nous le savons.
Qu'importe, puisque cela nous rend bons,
Chants de Noël, ce que nous vous aimons.

J-C Togrège
22/12/2024


jeudi 19 décembre 2024

UN SALON DU LIVRE "AU FIL DU POLAR"

UN SALON DU LIVRE "AU FIL DU POLAR"



En novembre 2024, ce fut le 1er salon du livre "polar" à la médiathèque de Bazancourt. Pour quelqu'un comme moi qui ne lit pas beaucoup de romans de ce genre, ce fut une bonne occasion de découvrir des auteurs. 

Pour l'occasion, un fascicule avait été rédigé avec une liste d'une douzaine de noms (dont certains locaux) avec possibilité d'emprunter leurs livres à la médiathèque. 

Il avait également été prévu une rencontre de lecteurs avant la tenue du salon.

Cela m'a permis de découvrir cinq auteurs dont deux qui m'ont particulièrement plu.




Je commencerai par mon coup de cœur avec Pierre Pouchairet dont j'ai lu trois romans. Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est qu'il ne s'agit pas seulement d'une enquête policière. C'est bien plus ! A chaque fois, il nous plonge dans un contexte socio-politique particulier, dans un pays différent avec des thématiques d'actualité.

Ainsi en est-il avec "L'or vert du Sangha" où il est question de la déforestation en Afrique et du trafic de bois précieux. Le Sangha est un pays fictif dirigé par un vieux Président qui se présente encore une fois à l'élection présidentielle. Arrive un chalenger, ancien footballeur vedette, qui de marionnette manipulée va se prendre au jeu.



Autre sujet, et brûlant s'il en est dans "Une terre pas si sainte" avec une enquête se déroulant dans le contexte du conflit israélo-palestinien.

Tout commence par l'assassinat d'une famille juive en Cisjordanie avec la mise en accusation de jeunes palestiniens à partir d'éléments bidonnés.

Des policiers français, israéliens et palestiniens seront amenés à collaborer dans ce qui se révélera être une histoire de drogue compliquée car avec une tournure internationale et le fait de mafieux se servant des tensions entre communautés pour parvenir à leurs fins.


Quant à "Mortels trafics", il reçut le prix du Quai des orfèvres 2017 et fut adapté au cinéma par Olivier Marchal en 2022.

Deux récits vont se croiser : d'abord le meurtre de deux enfants dans un hôpital avec une suspicion vers le milieu islamiste, et puis un autre avec une importation de drogue de l'Espagne vers la France.

Tous les récits de Pierre Pouchairet sont très prenants, bien structurés, assez complexes tout en étant accessibles et surtout formidablement documentés. N'oublions pas qu'il fut commandant de la police nationale et qu'il connait donc parfaitement les sujets qu'il aborde au fil de ses romans.



Philippe Harant est le second auteur que j'ai découvert via ce festival avec son livre "Animals"

L'enquêteur est un type qui de prime abord a tout pour déplaire : il est bougon, misogyne, de mauvaise foi et n'en fait qu'à sa tête.

Il adore manger et nous avons droit à de nombreux commentaires sur ses repas et restaurants qu'il fréquente, ce qui m'a paru très original. Il vit seul avec son chien qui est un vrai personnage du livre.

Ce qui sera intéressant, c'est de constater que l'on s'attache à ce personnage que l'on découvre au fur et à mesure.




Outre ce personnage, l'intrigue est passionnante avec des crimes monstrueux faits à partir du texte de l'album "Animals" de Pink Floyd, d'où le titre du roman. Le fait d'intégrer la musique ce ce groupe dans le récit m'a évidemment énormément intéressé, et j'ai d'ailleurs ensuite réécouté plusieurs fois l'album que je vous recommande.

Bonne lecture en cette fin d'année, espérant que de nombreux livres sauront trouver place au pied de votre sapin.

J-C Togrège
19/12/2024

PS : Suite à ce festival, j'ai lu aussi "Il faut sauver Paul McCartney" de Pierre Pouchairet. Une menace d'assassinat pèse sur le célèbre Beatles lors de son concert en France.

lundi 2 décembre 2024

CINE : EN FANFARE d'Emmanuel Courcol : Comme ce film est beau, un vrai bijou !

 EN FANFARE

Un film d'Emmanuel Courcol
avec Benjamin Lavernhe, Pierre Lottin, Sarah Suco


Comme ce film est beau !

Je suis sorti de la salle complétement émerveillé tant ce film est une réussite sur tous les plans : son scénario, ses dialogues, l'interprétation magistrale de Benjamin Lavernhe et Pierre Lottin, sa musique, ses thèmes abordés.

Il s'en dégage une humanité et une fraternité qui font du bien dans une époque où l'on ne nous montre que ce qui ne va pas, et tout cela sans glisser dans la guimauve.

Je ne veux pas vous révéler l'histoire, mais sachez qu'il y est question de la rencontre de deux frères qui se découvrent tardivement, ayant été adoptés par des familles différentes. 


Tous les deux évoluent dans des milieux sociaux totalement opposés. Thibaut est un chef d'orchestre reconnu qui donne des concerts partout dans le monde. Jimmy est employé de cantine et joue du trombone dans une harmonie du Nord. Notons de suite la justesse de la description des rapports humains chaleureux qui règnent au sein d'une formation de musiciens amateurs.

En sortant de la salle, je me suis dit : "Mais il y a tout dans ce film, des rires et des larmes."
L'on y aborde le déterminisme social, la fermeture d'une usine, la maladie, l'entraide, la fraternité.

Bien sûr la musique est très présente et essentielle puisque c'est elle qui va réunir les deux frères, bien qu'ils ne soient pas du tout du même niveau. La musique y est plurielle, cela allant de Dalida, au Classique en passant par une création contemporaine, le jazz et le répertoire d'une harmonie.

Je veux souligner la qualité des dialogues teintés d'un humour de qualité et aussi peut-être la nécessité de se munir d'un kleenex car certaines scènes sont émotionnellement très fortes. Pour ma part, lorsque Pierre Lotttin se met à pleurer dans sa voiture, il me fut difficile de me contenir. Une scène brève mais très forte !

Quant à la fin du film, inattendue, elle est formidable.

Courrez-y, ça vaut vraiment le déplacement !

Cinéphilement.

J-C Togrège
02/12/2024

samedi 30 novembre 2024

CINE /// JURE N°2 de Clint Eatswood : une superbe réflexion sur l'ambiguïté morale

 JURE N°2

Un film de Clint Eastwood
avec Nicolas Hoult, J.K Simmons,
 Kiefer Sutherland


Un bon "Clint Eastwood" avec une réalisation classique, sobre, efficace comme on l'aime pour servir un scénario subtil qui amène à la réflexion.

L'affiche reflète bien l'ambiguïté morale dans laquelle se débat le personnage principal joué parfaitement par Nicolas Hoult.

Un homme se trouve être désigné juré pour juger un meurtre, ce qui en soi est déjà quelque chose d'important. Quelle ne sera pas sa surprise de se découvrir bien involontairement à l'origine du décès de la jeune femme dont est accusé son petit ami ! Je ne dévoile pas grand chose car cela est dit très vite dans le récit et figure d'ailleurs dans la bande annonce.



Ce qui suit sera passionnant  avec un suspens allant crescendo pour un être déchiré intérieurement, pris qu'il est dans une question morale dont il ne voit pas d'issue.

Les scènes de discussion entre jurés m'ont fait penser au film chef d'œuvre de Sidney Lumet " 12 hommes en colère"  où un homme seul doutant de la culpabilité d'un accusé amène le groupe à aller au-delà des apparences. La comparaison s'arrête là, car la narration n'est pas du tout la même.

La question qui vient aussi, c'est : Et moi qu'aurais-je fait ? La réponse est loin d'être simple…

Un film fort réussi qui interroge sur la justice, la complexité d'un jugement, la vérité et la morale.

Cinéphilement vôtre.

J-C Togrège
30/11/2024

jeudi 14 novembre 2024

LIVRE /// NE TIREZ PAS SUR L'OISEAU MOQUEUR de Harpee Lee

 NE TIREZ PAS SUR L’OISEAU MOQUEUR
DE HARPEE LEE


Découvrir un livre auquel l’on n’avait pas songé et dont on ignorait même l’existence et qui nous parvient dans les mains parce qu’un lecteur ami a pensé qu’il pourrait vous plaire, voici un cadeau inestimable.

C’est le cas pour « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » unique roman d’Harper Lee (auteur américain) publié en 1960 au moment de la lutte anti-ségrégationniste.

« Il se leva et marcha jusqu’au bout de la véranda. Après avoir examiné la glycine, il revint nonchalamment vers moi.
- D’abord, Scout, un petit truc pour que tout se passe le mieux entre les autres, quels qu’ils soient, et toi : tu ne comprendras jamais aucune personne tant que tu n’envisageras pas la situation de son point de vue...
- Pardon ?
- ...tant que tu ne te glisseras pas dans sa peau et que tu n’essaieras pas de mettre à sa place
. »

Atticus Finch, qui tient ce discours à sa fille Scout, est un avocat veuf et humaniste. Il élève seul ses deux enfants dans les années 1930, époque de la Grande Dépression, à Alabama. Sa seule l’aide, c’est celle d’Alpirnia, sa vieille cuisinière noire.

La petite fille, à travers le récit de trois années , nous amène dans le monde savoureux de l’enfance qui s’interroge sur le monde qui l’entoure sans être encore empreint des préjugés, a-priori, idées toutes faites des adultes.

Scout, c’est une petite fille qu’on pouvait qualifier autrefois de garçon manqué, qui traine vêtue d’une salopette avec son frère ainé et se pose des tas des questions.

J’ai toujours pensé qu’un très bon roman pouvait nous dépeindre plus fidèlement une époque qu’un livre d’histoire, et c’est le cas avec celui-ci. Voilà ce qu’était le racisme ordinaire et bien-pensant aux Etats-Unis dans les années 30 à l’égard de la communauté noire. Les braves gens pouvaient s’offusquer de ce qui se passait en Europe avec la montée de l’extrême droite et l’antisémitisme tout en considérant comme des sous-hommes les Noirs qui vivaient à côté d’eux.

Comme le montrera le récit du procès d’un jeune homme noir accusé à tort d’avoir violé une femme blanche, même la pire racaille blanche pouvait être soutenue en dépit des faits.

Si ce livre nous touche encore aujourd’hui, c’est qu’il est universel car le racisme continue à pourrir les rapports entre les peuples avec ce même principe imbécile qui fait que certains considèrent leur communauté supérieure aux autres.

S’il nous touche, c’est aussi par le regard porté par l’enfant sur le monde des adultes. C’est comme une bonne bouffé de fraîcheur !

Quant au récit, il est touchant (jamais larmoyant), parfois drôle, initiatique et instructif.

Et puis, le pouvoir du titre « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » ? C’est cela aussi la force de la littérature. N’a t’on pas envie de savoir ce qui se cache derrière ?

Selon le proverbe américain, tuer l’oiseau moqueur, cet oiseau qui n’a d’autre vocation que de chanter, est un péché. N’est-ce pas comme retirer la grâce en ce monde ? A vous d’en juger ? Je ne souhaite pas déflorer davantage le récit.

Vous souhaitant de belles lectures,
Bien courtoisement

JC Georget
21/09/2014
(chronique republiée le 14/11/2024)






samedi 9 novembre 2024

LIVRE /// MON MARI de Maud Ventura : Messieurs, ne comparez jamais votre épouse à une clémentine

 MON MARI
MAUD VENTURA



Amélie Nothomb ayant déclaré que ce roman était "un délice irrésistible", un tel argument ne pouvait que me plonger dans sa lecture.

C'est l'œuvre d'une jeune romancière française qui oscille entre humour et thriller.

Au début, cela commence doucement, trop proprement, l'on se demande où l'on va.

C'est l'histoire d'une femme qui après 15 ans de mariage veut vivre avec son mari la passion des premières années. Elle a des enfants, certes, mais se concentre avant tout sur son histoire d'amour, scrutant toutes les réactions et actions de son conjoint.




Gare à lui s'il oublie un bisou du soir, un geste de tendresse, s'il utilise un mot inadéquat ou autre, car alors la Dame met en place un système gradué de punitions qu'elle lui inflige. 

Plus la faute lui semble importante et plus la punition le sera.

Voilà qu'un jour, lors d'un portrait chinois avec des amis, son mari choisit la clémentine pour représenter son épouse. Et là, cela ne va plus du tout, car ce fruit ne lui convient absolument pas. Pourquoi ce choix qu'elle juge fade ? C'est indigne de leur passion !

Le roman est décliné en 7 chapitres qui correspondent aux 7 jours de la semaine, c'est le tableau de bord de l'épouse.

L'on passe du rire au suspens, car plus on avance dans la semaine, et plus la tension monte. Jusqu'où ira-t-elle ? Bien sûr, je n'en dirai pas plus, mais sachez que la fin est très originale et inattendue.

Messieurs, un conseil, ne comparez jamais, au grand jamais, votre épouse à une clémentine, il vous en coûterait trop…

Un premier roman original et réussi qui fait passer un bon moment.

Bonne lecture

J-C Togrège
09/11/2024

vendredi 25 octobre 2024

LIVRES : PARLONS DE PATERNITE

LA PATERNITE

Cette chronique-ci sera consacrée au thème de la paternité à travers trois ouvrages, deux romans et une bande dessinée, sans oublier une référence à une chanson française.



Commençons par "le roman de Jim".

N'ayant malheureusement pas pu voir le film au cinéma (et pourtant cela me tentait bien), j'en ai lu le roman de Pierric Bailly.

Grand bien m'en a fait : ce roman est attachant, poignant et émouvant !

Aymeric tombe amoureux d'une femme qui est enceinte d'un autre homme, mais comme le lui dit Florence : il n'y a pas de papa !

Ils se mettent en couple et élèvent ensemble l'enfant auquel Aymeric s'attache de plus en plus...

Puis au bout de 10 ans, le géniteur revient. Quelle place lui faire ?

Puis, et cela devient dramatique, Florence quitte la France laissant Aymeric sans aucune nouvelle de celui qu'il considérait comme son enfant. Il n'a aucun droit et ne sait pas comment garder le contact... 

Ce roman nous parle d'un sujet peu abordé celui de l'attachement hors des liens du sang et de la douleur qui survient de l'absence en cas de rupture.

Cette histoire m'a rappelé une très belle chanson de Serge Lama : "L'enfant d'un autre"

"C'est elle qui est partie mais c'est lui qui me manque
Ce tout petit garçon qui n'était pas de moi
Mais qui su lier mon âme saltimbanque
Avec sa tête dans mon cou  avec son rire dans sa gorge.
Ne plus l'avoir contre ma joue, ça me rend malheureux"

"Et l'absence est venue peser sur ma détresse"


Venons-en maintenant à "Sidérations" de Richard Powers.

Un livre brillant qui conte les relations père-fils avec une grande sensibilité, dans un très beau style.

Théo Byrne s'occupe seul de son fils Théo âgé de 9 ans depuis que son épouse est décédée.

La maladie dont souffre l'enfant n'est pas vraiment nommée mais l'on pense à l'autisme, à l'hyper sensibilité, ce qui rend son intégration difficile notamment à l'école.

Théo ne sait pas s'il agit bien, mais c'est l'amour qui lui dicte sa façon de faire, alors il raconte l'espace et les étoiles à l'enfant que cela passionne.

Comme dans son chef d'œuvre " L'arbre monde", il y est aussi question de la nature, des animaux, de l'écologie. 

Et enfin, Richard Powers sait aussi nous parler de science, d'intelligence artificielle sans que cela ne nous ennuie...


Terminons cette chronique avec l'adaptation en BD du roman post apocalyptique  de Cornac McCarthy "la route". 

Un père et un fils errent sur la route à travers un monde dévasté, se méfiant des autres, et toujours à la recherche de nourriture.

Le dessinateur français Marc Larcenet a su rester fidèle à l'œuvre et à l'ambiance angoissante dans des dessins réalistes soignés en noir et blanc.

Assez peu de mots entre le père et le fils mais un attachement viscéral. 

C'est sombre, très sombre mais fort beau.


Bonnes et belles lectures !

J-C Togrège
25/10/2024






mardi 22 octobre 2024

VOYAGE AU PAYS BASQUE - 1 - LA MAISON D'EDMOND ROSTAND

 VOYAGE AU PAYS BASQUE - 1 -




Après la croisière sur le Douro, nous continuons à nous chouchouter en 2024, année de notre quarantième anniversaire de mariage, avec un voyage au Pays basque.

Quelle jolie façon de vivre les prolongations estivales en allant dans le Sud Ouest en début d'automne avec des températures qui allèrent jusqu'à 28 degrés ! 

Et puis, à cette période de l'année cette région n'est plus saturée de touristes, ce qui est appréciable pour qui ne raffole pas de la foule. 

Certes, c'est une possibilité réservée pour grande partie à une population qui n'est plus salariée...



couleur appelée "rouge basque"

Autant vous le dire de suite, je ne connaissais pas grand chose de l'histoire du Pays basque, sachant tout de même qu'il se trouvait pour partie en France et pour l'autre en Espagne. 

Dès notre arrivée, notre guide nous expliqua que le Pays basque comportait 7 provinces, 3 en France et 4 en Espagne, et que c'est la révolution française qui avait fixé les frontières entre les deux nations.

La première chose que l'on remarqua en arrivant, ce fut le nombre de maisons blanches avec des volets rouges.




Ma chronique ne sera pas dans l'ordre chronologique puisque je vais aborder de suite la villa Arnaga située à Cambo-les-Bains que nous ne visitâmes qu'en milieu de séjour. 

Mais c'est un tel joyau que je ne peux pas attendre.

Cette maison fut celle du célèbre écrivain Edmond Rostand et de son épouse, la poétesse Rosemonde Gérard. Elle compte 40 pièces.




Cyrano de Bergerac


Edmond Rostand, natif de Marseille, découvrit le Pays basque sur le conseil de son médecin qui lui en avait recommandé le micro climat bénéfique pour les maladies respiratoires.  

L'écrivain s'y rendit pour soigner sa pleurésie, tomba amoureux du pays et y acheta une colline sur laquelle il y fit construire sa maison de style néo-basque de 1903 à 1906. C'est lui qui en conçut les plans ainsi que ceux du parc.




l'éternelle chanson, son poème le plus connu

Rosemonde Gérard n'aima pas l'endroit car elle s'y ennuyait, préférant la vie mondaine de la capitale. 

Lorsque le couple se sépara, elle rencontra un jeune compositeur du nom de Richepin qui mit en musique certains de ses textes.




Une décoration faite d'après la poésie de Victor Hugo.








Quant au parc, il est magnifique avec une partie "jardin à la française" et une autre "jardin à l'anglaise.



 


Un parc où il fait bon flâner

Un lieu de rêverie

Qui mène à la sérénité...





Un lieu d'une telle beauté qu'elle nous 

touche au plus profond de l'âme.













L'on y croise aussi les bustes représentant les écrivains qu'Edmond Rostand appréciait le plus : Victor Hugo, Miguel de Cervantès et Shakespeare.



A l'issue de cette visite, j'ai pris deux résolutions pour mon retour : lire l'Aiglon d'Edmond Rostand et acheter un recueil de poésie de Rosemonde Gérard.



Bien à vous

J-C Togrège
22/10/2024

vendredi 4 octobre 2024

PAS BESOIN D'ALLER TRES LOIN - 2 -

PAS BESOIN D'ALLER TRES LOIN - 2 -
JOINVILLE  (HAUTE-MARNE)


Poursuivons dans la rubrique des escapades d'une ou deux journées avec cette fois-ci la découverte de Joinville, ville de Haute-Marne d'un peu moins de 3000 habitants.

Nous avons commencé par pique-niquer dans un parc agréable où des tables sont mises à disposition.


Nous avons ensuite parcouru le quai des Peceaux, quartier pittoresque au bord de l'eau.



Puis nous nous sommes rendus au Château du Grand Jardin, qui est classé "Monument historique" et "Jardin remarquable".

Il s'agit d'un château Renaissance qui n'est pas meublé. 

C'était un lieu pour y faire des fêtes et non pour y séjourner longtemps.

De ses combles, nous avons une vue sur le parc.



Dans la chapelle du château se trouvent deux magnifiques cariatides en albâtre massif représentant l'une la Tempérance et l'autre la Justice.

                                                 
  

Et vint la visite du parc qui s'étend sur quatre hectares de promenade, et là ce fut magnifique, enchanteur et rassérénant au possible.



Quelle diversité pour nos yeux éblouis !

Une collection de buis, des ifs façonnés de formes différentes, de grands et beaux arbres, un parc renaissance, un parc romantique, des sentiers bucoliques, un labyrinthe de verdure...

Un lieu idéal pour se reposer, se détendre, voire méditer pour ceux qui pratiquent cet exercice.




Nous nous sommes promenés pendant deux heures sans être rassasiés de tant de beauté.

Un conseil si vous y allez : munissez vous d'un roman et installez-vous sur l'un des nombreux sièges qu'il y a un peu partout. Si nous en avions eu un, nous serions restés encore plus longtemps.












L'art y est aussi présent avec des œuvres
mêlant le métal et le bois qui s'intègrent 
harmonieusement dans le paysage







Pour terminer cette belle journée, nous avons visité l'église de la ville, qui est pleine de charme.

Quant à l'Auditoire (ancien tribunal), ce sera pour une autre fois car il était fermé.

 


Bonnes excusions !

J-C Togrège
04/10/2024




Ci-contre, il s'agit de Saint Charbel et non de Saint Chablis comme j'avais cru lire avant de mettre mes lunettes....


dimanche 22 septembre 2024

RUDOLPH, LE PETIT RENNE PAS COMME LES AUTRES DE J-C Togrège

 RUDOLPH, LE PETIT RENNE PAS COMME LES AUTRES



Sa différence au Petit Renne
C'est à son nez qu'il la devait.
Rouge vif éclatant, tel il était.
Pourquoi fallait-il que cela gêne ?

Tout seul, il allait le cœur gros
Pour fuir les moqueries continuelles.
Ses camarades en faisaient trop !
Où trouverait-il sa place naturelle ?

Son nez rouge, c'était sa particularité
Il faisait partie de sa personnalité.
Non, ce n'était pas  une infirmité
chacun, chacune est comme il est.

Texte de J-C Togrège
Illustration de Jean-Jacques Dumont



Une belle histoire de Noël pour les enfants qui permet d'aborder des thèmes comme le harcèlement, la différence et le fait que chacun a sa place dans notre monde.

Commande par correspondance à jctogrege@gmail.com (coût avec envoi postal : 12 euros)

Bonne lecture !

J-C Togrège

22/09/2024

jeudi 19 septembre 2024

PAS BESOIN D'ALLER TRES LOIN -1 -

 PAS BESOIN D'ALLER TRES LOIN - 1 - 
AISNE



Partir vers de nouveaux horizons, des régions ou pays inconnus, bien sûr que c'est agréable, enrichissant et dépaysant ! 

Mais l'on peut aussi faire de petites escales d'une ou deux journées à proximité de son domicile, et voir de beaux endroits comme nous l'avons fait au mois d'août.

Ce sera l'objet de cette série de chroniques "Pas besoin d'aller très loin" en commençant par une journée passée dans l'Aisne.


Commençons par les ruines du château fort de Fère-en-Tardenois. 

Il s'agit de belles ruines et non de quelques pierres disséminées ici ou là, ce qui nous permet d'avoir une bonne vision de ce que fut ce château.

Après les avoir parcourues, nous avons pu pique-niquer sur le site car il y a quelques tables sous des arbres.

C'est un bel endroit calme et peu fréquenté, avec de très belles vues.






Nous avons poursuivi en nous rendant à la Hottée du Diable qui se trouve à un peu plus de 10 kilomètres, direction Coincy. Cela s'appelle un "chaos de grès"

C'est un lieu avec de nombreuses roches qui font le bonheur des enfants. Ils prennent plaisir à y grimper, s'y cacher et marcher dans le sable.

Chacun peut y voir des formes selon son imagination.

L'on y trouve beaucoup de bruyères. Pour ne pas les piétiner  des sentiers ont été réalisés, car c'est un lieu où l'on peut également randonner.



Le nom du site vient d'une légende du Moyen-Age où un entrepreneur pactisa avec le Diable pour qu'il l'aide à finir la construction d'une abbaye pendant la nuit . En échange de son âme, le Diable y consentit mais le matin arriva trop vite et, en s'enfuyant, les bretelles de sa hotte cédèrent, les pierres de grès se répandirent...




Bien à vous.

J-C Togrège
19/09/2024