jeudi 19 juillet 2018

CINE /// WOMAN AT WAR : la très bonne surprise de l'été !

WOMAN AT WAR
DE BENEDIKT ERDINGSON
               
Avec Halldora Geirhardsdottir, Jóhann Sigurðarson, Davíd Thór Jónsson
 
 
Non, ne vous fiez pas au titre qui pourrait faire penser à un film de super héros commercial (ou plutôt super héroïne), car nous ne sommes ni du côté de Rambo ni de celui de Super Woman !
D'ailleurs, nous avons vu ce film dans une salle d'art et essai, ayant la chance pour quelque temps encore d'avoir ce type de cinéma à Reims.
Cette femme en guerre, Halla, qui se fait appeler "la femme des montagnes" est une révoltée écologiste qui passe à l'action, comme un citoyen ordinaire pourrait le faire quand il se met en colère pour défendre sa terre.
 
 
Sa terre, c'est l'Islande (qui est admirablement filmée mais pas du tout comme des images pour catalogue de vacances !) qu'elle voit menacée par l'industrie de l'Aluminium. Alors pour faire capoter une négociation économique avec des Chinois, avec son arc et beaucoup d'ingéniosité, elle fait tomber des pylônes électriques.
A sa "croisade", va venir s'interférer une demande d'adoption faite il y a quatre ans et qui aboutit enfin alors qu'elle n'y croyait plus...
Enfin, un film inattendu, riche dans ses thèmes, qui surprend, qui n'est pas filmé comme les autres, qui sait mêler de l'humour à une réflexion politique et écologique. De plus, cette femme nous touche aussi avec son désir d'être maman.
Un petit indice novateur ? Les musiciens et chanteuses ukrainiennes de la bande originale sont visibles à l'écran, s'intégrant au récit .

Et puis, ce film nous parle car ne sommes-nous pas nombreux à nous indigner de la façon dont on traite notre environnement, le développement économique étant l'argument massue des industriels et politiques ? Eh bien, cette Halla, citoyenne ordinaire, va se fâcher !

C' est la bonne surprise de l'été, en espérant que le bouche à oreille permettra au public d'aller à la rencontre de ce film islandais.
Cinéphilement vôtre
 
JC Togrège
19/07/2018

PS Un seul regret ! Pourquoi les distributeurs n'ont-ils pas traduit le titre en français ?
 

 

 
                            

 

mardi 10 juillet 2018

LIVRES /// NUL NE GUERIT DE SON ENFANCE

FRAPPE-TOI LE COEUR
AMELIE NOTHOMB

"Ah ! frappe-toi le coeur, c'est là qu'est le génie.
C'est là qu'est la pitié, la souffrance et l'amour "


Alfred de Musset


Le mois de juillet, cela sonne pour moi comme le retour des concerts classiques (avec le festival des Flâneries musicales rémoises) et la lecture du roman Amélie Nothomb de l'année précédente.

Pourquoi celui de l'année précédente ? Car c'est souvent l'époque où il sort en version bon marché à France Loisirs et que son format s'insère bien dans ma pochette du "flâneur musical".

Quant au lien entre la lecture et le festival, il s'explique par le fait qu'il faut arriver selon les lieux entre 1h à 2h avant le concert pour être bien placé. Comment mieux utiliser ce temps d'attente qu'en lisant ?






Le sujet de ce conte c'est la jalousie maternelle. Une très belle jeune femme qui vit par l'admiration que les autres lui vouent découvre avec horreur que son bébé est magnifique et qu'il accapare l'attention de tous. Elle en devient jalouse et n'accorde aucun amour à cet enfant qui en souffre.
Comment concevoir que sa mère ne l'aime pas, d'autant qu'elle n'a pas le même comportement avec son frère et sa sœur ?

Comme l'a chanté Jean Ferrat "Nul ne guérit de son enfance"....

https://www.youtube.com/watch?v=bTYApkseLAQ

L'on retrouve avec plaisir le style fluide, épuré et élégant de la Dame au chapeau dans un récit très original.

Extrait :

" A 11 ans, Diane sentit son univers s'effondrer. Jusqu'alors, si elle avait pu tenir, c'est parce qu'elle croyait sa mère inconsciente de sa souffrance. Et là, elle découvrait que dans la version maternelle, c'était elle la coupable de l'absence de tendresse qui lui était adressée. L'accusation de jalousie relevait du comique, comparée à celle-là. Comment allait-elle continuer à vivre, étouffée qu'elle était par le sentiment d'une injustice démentielle?"

Hasard de lecture, il me fut conseillé "Muette" d'Eric Pesson qui traite également de cette absence d'amour destructrice. Il s'agit d'une étude psychologique remarquable d'une ado en désarroi qui fugue pour fuir sa famille. C'est brillamment écrit et terriblement triste. Ce qui me ramène encore à la chanson incontournable de Jean Ferrat !


Ces deux lectures se complètent, se répondent sous deux formes différentes mais avec ce même sujet du désamour familial. Et alors, l'on se dit que c'est une chance extraordinaire d'avoir vécu son enfance au sein d'un foyer aimant.



Extrait :

"Faire confiance, Muette ne peut pas, ne sait pas. Les apparences trompent tellement. La main tendue dissimule souvent une serre. Muette boutonne ses gilets jusqu'au col, elle se claquemure dès qu'on l'aborde, flaire le piège. Dans le doute, elle préfère se détourner qu'être capturée."

 Bonnes et belles lectures estivales



JC Togrège
10/07/2018

samedi 7 juillet 2018

LIVRE /// STEPHEN KING 22/11/63 : une lecture commencée, arrêtée et reprise un an après !

STEPHEN KING
22/11/63


Si une première rencontre ne fonctionne pas, une suivante peut être la bonne...

J'avais commencé ce roman de Stephen King, il y a un an puis l'avais arrêté au bout d'un tiers environ tout en le laissant sur ma PAL avec le marque-page.

Jack Epping, professeur d'anglais, grâce à une faille temporelle peut revenir en 1958. L'ami qui lui a révélé ce secret le convainc de tout faire pour empêcher l'assassinat de Kennedy survenu le 22 novembre 1963. Il lui faudra alors vivre plusieurs années dans le passé pour atteindre ce but. Jack est prêt à assassiner le tueur mais veut être sûr qu'il a agi seul et se met alors à le surveiller.

J'avais alors posé le livre.




Et puis, j'ai repris ma lecture là où je l'avais laissée et me suis laissé prendre par l'histoire d'amour du héros avec Sadie, une jeune bibliothécaire. Je m'étais arrêté juste avant leur rencontre.

Cette histoire va alors interférer avec la mission qu'il s'était fixée d'autant que le passé fait de la résistance et ne veut pas être changé. Et alors, le récit prend une tournure inattendue, passionnante et pleine de suspense.

A un moment, il m'a fallu revenir sur les premiers chapitres certains détails étant sortis de ma mémoire, ce qui fait que j'ai lu ce livre en zigzag.

Dans les années 80/90, j'étais un grand fan de Stephen King et puis m'étais lassé de ses productions, déçu notamment par le style "écrit à la va vite", c'est tout au moins l'impression que j'en avais. Et puis les sujets étaient moins originaux.

Stephen King lui même reconnait qu'à un moment il tournait à vide et que c'est un accident de circulation en  1999 qui lui avait redonné un second souffle alors qu'il avait pensé arrêter d'écrire.

Ce gros pavé de 900 pages est idéal pour les vacances !


Extrait "...Et autre chose encore. Les choix et les possibilités multiples de la vie quotidienne sont la musique au son de laquelle nous dansons. Ils sont comme les cordes d'une guitare. Pincez-les et vous créez un son agréable. Une harmonique. Mais commencez ensuite à ajouter des cordes. Dix cordes, une centaine de cordes, un millier, un million. Parce qu'elles se multiplient ! Harry ne savait pas ce qu'était ce grand son de déchirure liquide, mais moi je crois bien que je le sais : c'est le son de trop d'harmoniques créées par de trop nombreuses cordes.
Si vous chantez un contre-ut d'une voix assez forte et assez juste, vous pouvez faire voler en éclats un verre en  cristal. Si vous diffusez assez fort sur votre chaîne stéréo les notes harmoniques adéquates, vous pouvez faire voler une vitre en éclats. Il s'ensuit (pour moi, en tout cas) que si vous mettez suffisamment de cordes sur l'instrument du temps, vous pouvez faire voler en éclats la réalité."


Bonnes et belles lectures estivales

JC Togrège
07/07/2018





jeudi 28 juin 2018

LIVRE /// LA TRISTESSE DES ANGES - JON KALMAN STEFANSON : un livre à lire à voix haute !

LA TRISTESSE DES ANGES
JON KALMAN STEFANSON


Voilà un livre qui convient parfaitement à la lecture à voix haute, pratique que j'ai découverte depuis ma plongée dans l'œuvre de Proust. Ah non, ce n'est pas possible, pensez-vous, il va encore nous reparler de Proust... Que voulez-vous, il y a des auteurs qui marquent par leur singularité et leur talent et auxquels l'on repense. Le type de rencontre où il y a un avant et un après. Mais revenons à notre sujet.

Lire à haute voix, c'est une façon de s'approprier davantage les mots utilisés, de les sentir dans sa bouche, d'en goûter la sonorité, l'art de leur agencement dans les phrases. 

Pour qui lit vite, ce qui est mon cas, cette forme de lecture permet également de ralentir sa cadence, de mieux goûter au style de l'écrivain et de s'imprégner du rythme de l'écriture.


Lire à haute voix, c'est comme regarder un film sur grand écran !

Un film mal réalisé, autant ça peut passer en le regardant à la télé, pour autant qu'un jeu d'acteur ou une histoire captive notre attention, autant ça ne passe pas sur grand écran. Cela saute tellement aux yeux que c'est bâclé, que c'en est à se demander s'il y avait quelqu'un derrière la caméra ! J'ai remarqué que nombre de comédies tombaient dans ce travers du "filmé vite, sans art", comme si donner dans le comique était un sous-genre, ce qui est une absurdité. Regardez-donc les grands films de Chaplin !

Eh bien, c'est pareil pour un roman. Essayez donc de lire un texte mal écrit, les mots tomberont à plat une fois que vous les prononcerez. Le vide du texte vous apparaîtra comme une évidence.

"La Tristesse des anges" est la suite de "Entre le ciel et la terre" qui fut déjà pour moi un éblouissement. Je vous avais dit alors tout le bien que j'en pensais dans une autre chronique (*).

Quelle chance, car ce deuxième roman publié en France est tout aussi excellent. L'on s'y délecte de nouveau de cette langue très belle, pleine de poésie et chargée de réflexions sur le sens de la vie, qui prend toute son ampleur à voix haute. Comment vous dire ? C'est simplement beau à dire et à entendre.

Pour ce qui est du récit, nous retrouvons "le gamin" après la mort de son ami Bàrour. Cette fois-ci, il va affronter la neige dans cette Islande du XIXème siècle, en accompagnant un "facteur" homme bourru et silencieux, porteur du courrier dans un environnement dangereux et glacial.

Extraits : "Le gamin se lève précautionneusement, il n'est pas certain que ses jambes fatiguées parviendront à le soutenir, mais elles le font, l'assurance du repos qu'elles connaîtront bientôt leur donne de la force, il jette un œil de côté en arrivant à la porte, regarde les étagères pleines de livres et de mots qui ont le pouvoir d'ouvrir sur des mondes nouveaux, des cieux nouveaux, tandis que les yeux de Kjartan se perdent dans la nuit. Il est toujours possible de connaître un homme à ce sur quoi ses yeux se portent. Je croyais, déclare le gamin, trop assommé de fatigue pour être timide, qu'on ne pouvait pas être malheureux entouré d'une telle quantité de livres. Kjartan tourne la tête vers lui et le fixe longuement mais il ne répond rien."

"Par deux fois, il cède à la tentation d'avaler quelques flocons pour se désaltérer, mais cela ne fait décupler sa soif, il se laisse également à se parler et à se réciter quelques vers, car il est dans la vie de chaque homme des moments où seules quelques lignes de poésie peuvent lui permettre de s'orienter : d'une manière incompréhensible, certains vers renferment en leur profondeur à la fois l'essence, le bon sens, la route à suivre, la résignation face au monde et ce, même si le poète qui les a composés a passé sa malheureuse vie perdu au creux de la paume d'un géant. Mais les rimes se brisent en mille morceaux sur ses lèvres gercées par le froid, elles se disloquent également dans sa tête. (...)

Bonnes et belles lectures estivales.

JC Togrège
28/06/2018


* Ma chronique précédente : http://leschroniquesdejctogrege.blogspot.com/2017/02/lecture-entre-ciel-et-terre-de-jon.html

lundi 18 juin 2018

LE LIVRE N'A PAS PERDU SON POUVOIR DE SEDUCTION

LE LIVRE N'A PAS PERDU SON
POUVOIR DE SEDUCTION



D'après le livre "Masques"


Période de juin, celle où en tant que lecteur de  "Lire et faire lire", j'ai remis aux enfants ayant suivi mes séances de lecture à l'école un livre offert par l'association.

Une autre condition était d'avoir participé à l'opération "un enfant un livre" dont le thème était cette année la peinture. Les photos illustrant cette chronique correspondent aux réalisations des classes faites dans ce cadre.

Pour les élèves en Elémentaire, ce fut un petit roman et pour ceux de Maternelle un album illustré. J'y avais ajouté un petit poème, ayant choisi l'un de ceux qu'ils avaient le plus apprécié lors de mes débuts et fin de séance.





Et alors quelle joie de voir tous ses visages radieux à l'idée de recevoir un livre qui comme certains m'ont dit serait à eux "pour toute la vie" !

Dès la distribution faite, chacun se plongea dans son livre, ravi d'en découvrir le contenu.

En tant que "semeur de petites graines de lecture", j'avoue avoir été touché.

Notre époque a beau être celle du tout écran, tablette et ordinateur, le livre n'a pas perdu son pouvoir de séduction. Les sourires éclatants de tous les enfants en étaient la preuve !

Le rapport tactile qu'on peut avoir avec un si bel objet ne sera jamais comparable avec la lecture froide sur écran. Le toucher du papier, c'est incomparable comme sensation.

Certes, en grandissant, certains s'éloigneront de la lecture pendant quelque temps, mais mon pari c'est qu'ils y reviendront un jour ou l'autre. Ce serait si dommage de se priver de l'un des grands plaisirs de l'existence.

Et puis, peut-être se souviendront-ils de la formule que je leur répétais régulièrement: "Les livres sont nos amis pour toute la vie !".

Bonnes et belles lectures !

JC Togrège
18/06/2018




Travail réalisé d'après "Bob l'artiste""


Dessins inspirés par "Musette Souricette"



mercredi 13 juin 2018

MUSIQUE ET CINE // LA CHEF D'ORCHESTRE ///

La Chef d’orchestre
de Zahia Ziouani


Dans ce récit autobiographique, Zahia Ziouani raconte son parcours peu banal, son amour de la musique et de la direction d’orchestre, son désir de faire découvrir la musique classique au plus grand nombre.

Peu banal son parcours, car elle a grandi dans une HLM du 93 (Seine Saint Denis) au sein d’une famille mélomane mais non musicienne. Adolescente, elle avait au mur de sa chambre des posters de chef d’orchestre, preuve s’il en faut qu’il n’y a pas que le Rap  à pouvoir s’épanouir en banlieue.


Elle raconte ses années de conservatoire avec sa sœur,  ses rencontres avec ce qu’elle nomme de « belles personnes » qui lui ont fait confiance et lui ont permis de se révéler et d’accomplir son rêve. A son tour, elle veut faire découvrir la musique classique aux jeunes de tout horizon et leur faire comprendre que leur vie est entre leurs mains, qu’il est possible de réussir sa vie pour qui s’accroche et travaille.

Extrait :  ... Et si un élève ne se présente pas aux cours régulièrement, sans raison, ou bien s’il ne travaille pas suffisamment, je rencontre les parents pour leur rappeler ce que nous attendons de leurs enfants mais aussi d’eux, car ils ont un rôle non négligeable à jouer. La musique permet à l’enfant d’être autonome dans son travail, avec son instrument...sauf qu’à huit ans, un enfant ne prendra pas de lui même son violon pour jouer à la maison. Or, la pratique quotidienne est très importante ; c’est elle qui conditionne la réussite. L’accompagnement des parents est donc nécessaire et la fameuse phrase « N’oublie pas ton instrument » indispensable ! 

Alors qu’elle a déjà enseigné dans les beaux quartiers de Paris et qu’elle est reconnue dans le milieu musical, (en 2008, elle est promue Chevalier de l’Ordre national du mérite de la République française)  elle a installé son orchestre en Seine Saint-Denis et y est également Directrice d’une Ecole de danse et de musique. Cette fidélité à ses origines en rend son récit encore plus intéressant et sincère quant à ses objectifs de vie.

Elle est aussi Chef d’Orchestre principal de l’Orchestre symphonique national d’Algérie depuis 2007, car  la musique n’a pas de frontière.

Bien sûr, elle y évoque également sa grande passion pour la Direction d’orchestre, son interprétation des œuvres et ses relations de travail avec les musiciens.
Extrait : " Il n’empêche, quelle que soit son intervention, le chef d’orchestre reste à mes yeux au service de la musique ; ce n’est pas la musique qui se met au service de du chef pour valoriser son ego". "(...) Car la musique est un échange et un partage. Il ne s’agit pas de « jouer pour jouer » ou d’établir une performance technique, mais bien tout d’abord de s’approcher de ce que souhaitait le compositeur et ensuite de prendre plaisir à jouer ensemble afin de toucher le public, même profane, et de partager les œuvres avec lui. 
Musicalement vôtre
JC Togrège
15/06/2018

                                  ------------------------------------------------------------------

Divertimento
Un film de Marie-Castille Mention-Schaar
avec Oulaya Amamra, Lina El Arabi et Niels Arestrup


Pour compléter le livre, je vous conseille ce très film de Marie-Castille Mention-Schaar qui raconte le parcours de deux jeunes filles qui vivent pour la musique classique : Zahia et Fettouma Ziouani.
Venant de banlieue, cela ne fut pas facile, mais elles ne baissèrent pas les bras. L'une deviendra la grande chef d'orchestre de Divertimento et l'autre violoncelliste professionnelle.
C'est aussi l'occasion de revoir Niels Arestrup qui est parfait dans le rôle du chef d'orchestre exigeant, mais sachant reconnaître le talent.
Et puis bien sûr que de belles musiques à entendre !



J-C Togrége
Ajout du 05/12/2024



mardi 12 juin 2018

CINE /// L'EXTRAORDINAIRE VOYAGE DU FAKIR : un film plein de fantaisie qu'on regarde le sourire aux lèvres

L'EXTRAORDINAIRE VOYAGE DU FAKIR
DE KEN SCOTT

avec Dhanush, Bérénice Béjo, Erin Moriarty, Barkehad Abdi, Gérard Jugnot


Nous suivons les tribulations à travers le monde d'un jeune Indou très sympathique, dynamique et toujours plein de ressources.

Alors qu'il devait se rendre au rencard de sa vie, il s'endort dans une armoire Ikea qui part pour une livraison lointaine. Quelle ne sera pas sa surprise à son réveil ?

 Et c'est là que commencera son extraordinaire voyage...

Un film qu'on regarde tout du long avec un grand sourire aux lèvres !






Ce récit sous forme de fable romantique est tiré du roman de Romain Puertolas qui connut un grand succès.

C'est frais, poétique, plein de fantaisie, romantique et super positif, le tout entrecoupé de séquences musicales ou dansantes. J'ai particulièrement aimé la danse pétillante de Bérénice Béjo et Dhanush à laquelle il est difficile de résister. Si vous sentez vos pieds battre la mesure, pas d'inquiétude, c'est normal !

Certes, certains pourront dire qu'on baigne dans les bons sentiments, dans le bonbon acidulé !

Mais comme c'est bien fait, bien réalisé, que la musique est bonne et que cela n'empêche pas d'aborder certains sujets d'actualité tels que l'immigration et la Lybie, ce serait dommage de faire la fine bouche. Et puis quel tonus il a Dhanush, et quel sourire contagieux !

Au final, c'est un film qui fait du bien au moral et duquel l'on sort heureux.

Cinéphilement vôtre.

JC Togrège
12/06/2018