dimanche 6 mai 2018

LIVRE /// SANDRINE COLLETTE : SIX FOURMIS BLANCHES

SIX FOURMIS BLANCHES
SANDRINE COLLETTE



Cela fait déjà trois ans que j'ai lu le 1er roman de Sandrine Collette "Des nœuds d'acier" dont le récit est toujours bien ancré en moi.

Alors que tant d'autres thrillers se sont effacés de ma mémoire (comme pour ne pas m'encombrer inutilement, allez hop au suivant !), celui-ci est toujours là avec ce personnage devenu l'esclave de deux frères bas du plafond dans une forêt implacable.

En parcourant la médiathèque, sans savoir ce que je voulais emprunter, mon regard glissant sur les livres, je suis tombé sur  "Six fourmis blanches", qui est le 3ème titre de la romancière.

Cela c'était mercredi dernier, et me voilà ce matin à vous en parler, car ce livre m'a happé.




Sandrine Collette a cette force de raconter des histoires hors du commun qui demeurent toujours crédibles au fur et à mesure de la montée de la tension. Et pourtant, elle n'épargne guère ses personnages, les fait souffler, souffrir, aller au bout de leurs forces, sans que cela ne paraisse invraisemblable. Cette fois-ci, ils se confrontent, se heurtent, sont malmenés par un personnage bien plus fort qu'eux : la Montagne !

Car cela se passe dans les montagnes d'Albanie avec deux histoires en parallèle :

Il y a celle de Mathias, le sacrificateur de chèvres. Dans une région soumise aux superstitions, il est celui qui a le "don", celui de conjurer le mauvais sort en sacrifiant des chèvres qu'il jette du haut de la montagne. Attention, il faut que ce soit la bonne chèvre, le choix est ce qui lui demande le plus de concentration !

L'autre histoire, c'est celle de Lou qui part en randonnée en montagne avec 5 autres jeunes gens et pour guide l'énigmatique et taiseux Vigan. Ce qui devait être une partie sportive un peu rude pour des citadins pas vraiment sportifs devient vite une lutte pour la survie car une tempête de neige survient et les égare.

Je ne vous dirai pas comment les deux récits se rejoignent, si ce n'est que je n'ai rien vu venir.

Outre le sens de la narration et cette capacité à mettre ses héros en pleine terreur physique et psychologique, c'est un livre bien écrit avec des dialogues (mais pas trop) qui sonnent justes. L'on croit à ces personnages qui sont dans la lutte et l'introspection alors que leur existence peut basculer et finir.

Extrait : "Le mal suinte de ce pays comme l'eau des murs de nos maisons tout le long de l'hiver. Enraciné en nous, telle une sangsue fossilisée sur une pierre. C'est ce que disait mon grand-père, et avant lui son père, et le père de son père : depuis toujours ces montagnes sont maudites. Qui se souvient que quelque chose de beau y ait été conçu, s'y soit développé ? Que de contreparties à notre présence, ici que de compromis pour nous donner, parfois, le sentiment de bien vivre. Les vieux répètent à l'envi que les mauvais esprits ont choisi cet endroit pour venir mourir, qu'ils y agonisent des années durant, crachant des imprécations sur nos roches et nos forêts malignes. Nous sommes de trop dans ces vallées, nous en payons le prix fort. Nous aurions dû abandonner ces terres où nous n'avons jamais été les bienvenus. Si seulement nous étions raisonnables. (...)"

Un beau moment de plaisir littéraire !

JC Togrège
06/05/2018

PS ci-dessous ma chronique consacrée à son premier roman : "Des nœuds d'acier"

http://leschroniquesdejctogrege.blogspot.fr/2018/05/des-noeuds-dacier-de-sandrine-collette.html

mardi 1 mai 2018

LIVRE /// SHANGRI-LA - MATHIEU BABLET : un roman graphique de science-fiction

SHANGRI-LA
MATHIEU BABLET




Je vais me hasarder à vous parler d'un genre que je ne connais pas, le roman graphique, et essayer de ne pas trop dire de bêtises.

Mais n'est ce pas cela un lecteur ? Celui qui, en aventurier immobile, s'aventure dans des "terres inconnues", quittant le confort de son format habituel de lecture pour en aborder un autre ?

N'est-ce pas agréable d'être "dérangé" ?

N'est-ce pas surtout le meilleur moyen de s'ouvrir à des horizons différents, de découvrir d'autres formes de narration, d'autres auteurs ?





Certes, cela aide quand une main initiée vous tend un titre de qualité, pensant que cela pourrait vous séduire. L'aventure peut commencer !

Qui dit "roman graphique" sous-entend qu'une grande partie du récit passe par les dessins, ce qui peut dérouter un lecteur classique tel que je suis. D'ailleurs, j'ai dû m'y rependre à deux fois avant de rentrer dans l'histoire et d'y trouver mes repères. Cela m'a demandé une grande attention, comme pour tout ce qui est nouveau et inhabituel.

L'absence de textes pendant plusieurs pages désoriente et oblige à observer les images pour en comprendre les enchainements. Ma difficulté principale fut d'identifier facilement les traits des personnages qui pour moi se ressemblent un peu trop.

Hormis cette réserve sur la représentation des protagonistes, le graphisme est très soigné et fourmille de détails, ce qui en fait un très bel "album".

Nous sommes dans un futur où l'homme, après avoir saccagé sa planète, a trouvé refuge sur une station spatiale surpeuplée dirigée par une grande entreprise. Il n'y a plus de projet politique, plus de religion, rien d'autre que le travail pour consommer toujours plus, avoir le dernier gadget à la mode.

L'individu est manipulé par un conseil d'administration lointain qui répond à ses besoins, et tant pis si cela doit se faire aux dépens de la liberté. Quant aux scientifiques, leur projet est de créer une nouvelle espèce d'homme (L'homo Stellaris) sur une planète. Leur projet, c'est devenir Dieu et tant pis si la manipulation de la matière correspond à un risque pour les vivants !

Il y a tout de même quelques résistants qui refusent ce monde consumériste et aseptisé...

Le scénario est conséquent et aborde de nombreux thèmes. Comme souvent en science-fiction, c'est le moyen de réfléchir sur les maux de notre société actuelle.

Un gros roman graphique de 220 pages qui est d'une grande richesse et l'œuvre d'un jeune auteur français né en 1987.

Bonnes lectures plurielles !

JC Togrège
01/05/2018

mardi 24 avril 2018

CINEMA /// LA FORME DE L'EAU - Guillermo del Toro : un conte fanstatique pour adultes

LA FORME DE L'EAU
GUILLERMO DEL TORO

Avec Sally Hawkins, Michael Shannon, Richard Jenkins, Octavia Spencer...


 


Sortir de la salle en n'ayant pas l'impression d'avoir déjà vu ça cent fois, avoir été séduit par l'originalité de la mise en scène et des plans visuels, rester imprégné du récit et de la très belle musique d'Alexandre Desplat, et se dire que " ça c'est du cinéma !

S'apercevoir avec surprise qu'il est déjà 23h, comme si le temps s'était suspendu pendant les deux heures du film tant l'attention était accaparée, et se résoudre à quitter la salle après les dernières notes de musique, et se dire " ça c'est un film qui valait le grand écran !

Voici le beau moment de cinéma vécu hier avec "La forme de l'eau", un conte fantastique pour adultes !





Elisa Esposito (jouée par Sally Hawkins) est une jeune femme muette qui vit seule. Elle est femme de ménage dans un laboratoire secret, semble transparente. Sa vie va basculer lorsqu'elle va rencontrer une créature aquatique gardée prisonnière qui vit un calvaire car sujet d'expériences pour les militaires. Elle va s'apercevoir que celui qui est vu comme un monstre est en réalité un être sensible, capable de communication, de qui elle va s'éprendre. Leur histoire d'amour va alors commencer et l'on y croit malgré le caractère irréaliste de la situation.

Le talent du réalisateur, c'est de faire un film fantastique qui paraît crédible alors même que c'est impossible. L'on  n'est pas dans du grandguignolesque mais dans l'imaginaire, cela ira jusqu'à leur rencontre charnelle...

Derrière le récit, il y a du fond aussi avec cet appel pour la tolérance, l'acceptation de la différence, tout cela sous le couvert d'un conte moderne.

Les images sont sublimes, la poésie n'est jamais très loin, et l'histoire d'amour est belle.

Cinéphilement vôtre

JC Togrège
24/04/2018

PS Chronique écrite en écoutant la musique du film







samedi 21 avril 2018

LIVRE /// LA VIE INTERIEURE - CHRISTOPHE ANDRE - Comme des exercices de vie afin de ne pas passer à côté de l'essentiel

LA VIE INTERIEURE
CHRISTOPHE ANDRE




A mille lieues de la précipitation dans laquelle notre société s'épuise et nous épuise, Christophe André nous invite à se pencher sur notre vie intérieure, sur ce qui est intrinsèquement nous, sur ce qui fait l'intensité d'une vie vécue.

Ce voyage dans notre vie intérieure se fait à travers 40 chapitres cours, eux-mêmes précédés de petits extrait littéraires ou de poèmes allant de Marc Aurèle, à Chateaubriand, en passant par Modiano, Milan Kundera, Apollinaire et Maupassant pour n'en citer que quelques uns. Ces préambules aux chapitres sont un hors d'œuvre préparant à la réflexion ou méditation (pour ceux qui savent pratiquer cet art de vivre !) des différents thèmes.






Voici quelques uns des sujets abordés : la fuite du temps, le succès et l'échec, les résolutions, la nostalgie, les regrets, la lecture, la méditation, l'écriture, la légère ivresse, l'examen de conscience, les visages du bonheur, le pardon etc. autant de questions qui nous touchent tous plus ou moins.

Ce livre se lit par petites touches nous amenant à une réflexion intérieure. N'y voyez pas de l'égocentrisme, l'une des finalités c'est aussi de mieux s'ouvrir au monde !

Parfois, l'on se dit que c'est le bons sens même, que "bien sûr, c'est ce qu'il faut faire", sauf que notre course éperdue nous empêche de le faire et de nous poser les questions essentielles sur le sel de l'existence. Courir, toujours aller plus vite, ne pas voir passer les jours et cela pour nous mener où ?

 En somme un livre à poser sur sa table de nuit et à reprendre régulièrement comme pour se faire un petit bilan sur soi-même, sur ce qu'on a vécu, comme des petites leçons de vie.

Extraits :

"Omniprésentes aujourd'hui, les musiques d'ambiance ont certes un effet sur nous (sur nos impulsions à acheter et consommer par exemple) mais ne sont pas fécondes pour notre vie intérieure. Les musiques choisies pour accompagner une activité (lire, travailler) ont sans doute une incidence supérieure.
Mais la situation "parfaite" est celle de la pleine attention : on ne fait rien d'autre qu'écouter la musique. Réfléchissez-y et vous verrez que ce n'est pas si fréquent dans nos journées. Nous sommes plus souvent confrontées à des musiques subies (musique d'ambiance) ou entendues (musique d'accompagnement).
Lorsqu'on s'immobilise et qu'on écoute vraiment, il se passe bien d'autres choses. En plus de la musique, il y aussi l'écho de la musique en nous : sur notre corps, nos émotions, nos pensées, nos souvenirs (...)


Une autre lecture récente est venue à la rencontre de ce livre : "Et si la clef était ailleurs" d'Yves Duteil, ouvrage dans lequel il parle de spiritualité, de sa vie, de ses réflexions sur le monde. C'est une jolie façon de nous livrer son monde intérieur.

Ce titre est celui d'une de ses très belles chansons :

"Et si la clé était ailleurs
Défier la mort et rassembler
Les milliards de grains de beauté
Disséminés dans l'univers
Et l'amour qu'il reste à donner
Pour l’offrir à l'éternité."



https://www.youtube.com/watch?v=T_sZ3VCnvvA


Bonnes et belles lectures

JC Togrège
21/04/2018

PS un CD des textes lus par Christophe André est joint au livre.





dimanche 15 avril 2018

LIVRE /// COMME UNE ENVIE IRREPRESSIBLE DE MAUPASSANT ! : les surprises d'une AG

COMME UNE ENVIE IRREPRESIBLE DE MAUPASSANT



Bonne surprise d'une après-midi suivant une Assemblée Générale, avec une conteuse (Jakline) venue nous lire quelques nouvelles dont certaines de Maupassant !

De suite, et le talent de la conteuse n'y étant pas pour rien, le style, le ton et la qualité de l'écriture de Maupassant ont accaparé mon attention et fait naître en moi une envie irrépressible de relire cet auteur.

Le nom des romanciers lus ne nous fut révélé qu'en fin de séance mais nombreux étaient ceux qui avaient identifié cet auteur.
Quant à Françoise Xenakis, j'avoue ne pas la connaître et être tenté de la découvrir suite à ce que j'en ai entendu.





Une fois l'envie née, il me restait à trouver les nouvelles lues. Par manque de chance, elles ne figuraient pas parmi les recueils que je possède. Certes, j'aurais pu les trouver sur internet, mais la lecture sur écran, autant vous le dire tout "net", ce n'est pas moi. Il me faut l'objet, le toucher du papier, tourner les pages !

Alors rien de tel que de fureter dans une librairie, ce lieu enchanteur à protéger, pour trouver ce qu'on cherche ou... tout autre chose. Mon épouse se mit aussi en quête de " La rempailleuse" et de "Au bord du lit".

Dans la première, c'est l'histoire d'une pauvre femme passionnée depuis l'enfance pour un petit bourgeois infatué de son statut, dans la seconde c'est le dialogue savoureux d'une épouse trompée qui réclame de l'argent à son mari pour lui accorder ses "faveurs" au tarif pratiqué par ses maîtresses.

L'on retrouve dans "Les contes de la Bécasse" (où se trouve "La rempailleuse) le ton facétieux si plaisant de Maupassant, fait d'humour souvent grinçant, de désillusion, de désenchantement sur la société et la vie. Il s'y ajoute son art des dialogues, la description de la nature et la qualité de son écriture où il peut tout dire avec légèreté et grâce.

Extrait de "La moustache"

"D'où vient donc la séduction de la moustache, me diras-tu ? Le sais-je ? D'abord elle chatouille d'une façon délicieuse, On la sent avant la bouche et elle vous fait passer dans le corps jusqu'au bout des pieds un frisson charmant. C'est elle qui caresse, qui fait frémir et tressaillir la peau, qui donne aux nerfs cette vibration exquise qui fait pousser ce petit "ah!" comme si on avait froid. (...)

Bigre, moi qui voulais raser ma moustache, cela me donne à réfléchir !

Bonnes et belles lectures.

JC Togrège
15/04/2018

lundi 9 avril 2018

MUSIQUE /// YVES DUTEIL EN CONCERT A REIMS : Un concert chargé d'émotions et d'humanisme !

YVES DUTEIL
EN CONCERT A REIMS






Yves Duteil s'est produit à Reims au Centre des Congrès dimanche 8 avril en après-midi.

Un concert chargé d'émotions qui lui valut une ovation du public largement méritée.

Nous avions la chance d'être près de la scène (au 4ème rang, et pour cela nous étions venus une heure avant !) et avons de ce fait pu voir le regard profond et le sourire chaleureux du chanteur.





En pratiquement deux heures de spectacle, Yves Duteil a chanté 11 titres de son dernier album  que je recommande car très réussi, tant pour les textes, les thèmes que la musique et les orchestrations.

Il y eut les chansons incontournables "Virage", "Prendre un enfant", "La langue de chez nous" et tant d'autres, toutes très bien écrites, dont ma préférée "La mélancolie" qui est une merveille de sensibilité

Yves Duteil n'est pas de ceux qui alignent les titres  les uns derrière les autres, il parle au public, lui explique la création de certains titres, y ajoute des anecdotes. Il se crée une connivence entre l'artiste et la salle, ce qui rend le concert d'autant plus fort.

Ce qui caractérise ses textes, c'est la profondeur du propos tant pour raconter les douleurs du monde, les drames que l'amour, l'amitié, la transmission et le vécu du quotidien. Il sait y mettre de la bienveillance et se revendique sous le terme de "douceur militante".

Il était entouré de 5 très bons musiciens : contrebasse, violoncelle, piano, batterie-percussions, guitare. Une forte présence des cordes et du piano convint parfaitement aux orchestrations.






Je n'ai eu qu'un seul regret.

Au milieu de cette salle pleine de "jeunes des années 80", je n'y ai vu que très peu de jeunes adultes.

Certes, les médias ne le mettent pas souvent en valeur, si bien que les nouvelles générations le connaissent peu, tout en citant néanmoins "Prendre un enfant". C'est dommage !

Son public lui est fidèle et sait qu'il est l'un des grands noms de la Chanson française.







Ce tour de chant plein d'humanisme, d'émotions et de poésie m'a fortement touché.

Voilà un homme qui sait nous ouvrir le cœur et l'esprit !

Musicalement vôtre

JC Togrège
09/04/2018







mardi 3 avril 2018

LIVRE ET CINEMA /// LE COLLIER ROUGE : JEAN-CHRISTOPHE RUFFIN

LE COLLIER ROUGE
JEAN CHRISTOPHE RUFIN



Alors que l'adaptation cinématographique signée Jean Becker vient de sortir en salle, je viens de plonger dans cette histoire humaniste écrite par Jean-Christian Rufin à partit d'une anecdote vraie  largement romancée et très prenante.

le 14 juillet 1919, un jeune paysan revenu décoré de la guerre va commettre un acte considéré comme une insulte à la nation. Il se trouve emprisonné en attendant d'être jugé.

L'on n'aura connaissance de ce qu'il a fait qu'à la fin du livre.



Son juge, ce sera un militaire de carrière, joué au cinéma par François Cluzet et que j'imagine bien dans le rôle. De suite, celui-ci va être intrigué par un chien au collier rouge qui aboie sans cesse aux abords de la prison. Ce chien, c'est celui de Morlac, l'homme emprisonné, qu'il a accompagné partout  à la guerre et à qui il voue une loyauté totale. Son rôle capital nous sera dévoilé au cours du récit.

Ce petit paysan partit d'abord à la guerre comme un bon "petit soldat" faisant son devoir avant un éveil de sa conscience politique par les livres et par le vécu de la boucherie. Et toujours, le chien sera à ses côtés.

Ce livre, c'est un huis clos entre deux hommes dans un contexte d'après-guerre difficile. L'un, en charge de juger, veut comprendre le comportement de l'autre qui dans un premier temps se fait taiseux et énigmatique.

L'écriture de Jean-Christophe Rufin est fluide, belle et émaillée de nombreux dialogues qui frappent juste.


Extrait

" - C'était lui, le héros. C'est ça que j'ai pensé, voyez-vous. Pas seulement parce qu'il m'avait suivi au front et qu'il avait été blessé. Non, c'était plus profond, plus radical. Il avait toutes les qualités qu'on attendait d'un soldat. Il était loyal jusqu'à la mort, courageux, sans pitié envers les ennemis. Pour lui le monde était fait de bons et de méchants. Il y avait un mot pour dire ça : il n'avait aucune humanité. Bien sûr, c'était un chien... Mais nous qui n'étions pas des chiens, on nous demandait la même chose. Les distinctions, médailles, citations, tout cela était fait pour récompenser des actes de bêtes."

Bonne lecture.

JC Togrège
03/04/2018