mardi 6 août 2019

LIVRE /// MARTIN EDEN : Un livre puissant de Jack London

MARTIN EDEN
JACK LONDON



Parfois, au gré de mes lectures, je me demande quel sera le prochain livre qui me transportera totalement, monopolisera toute mon attention tant pour son écriture que pour son récit et accaparera  mon emploi du temps.

En somme, l'un de ces livres qui subjuguent, épatent et marquent ! Des livres qui nous laissent plus intelligents !

Et bien sûr, la rencontre se reproduit...

C'est le cas avec "Martin Eden" de Jack London qui est un roman passionnant, une oeuvre d'une grande force !




 Alors vous allez me dire : - Ah oui, London ? et me citer des livres lus à l'adolescence tels que "l'appel de la forêt"  et "Croc blanc".


Oui, il s'agit bien de cet auteur que j'ai eu un plaisir inouï à redécouvrir avec "Martin Eden", souvent présenté comme son grand roman en partie autobiographique.

Jack London précisera souvent que contrairement à son héros, il n'est pas individualiste mais socialiste, ajoutant que son livre est une charge contre la bourgeoisie.


Le héros se retrouve invité dans une famille bourgeoise après avoir aidé un jeune homme agressé par des voyous. Et c'est alors le choc pour cet ouvrier sans éducation qui a déjà fait maints petits boulots peu gratifiants.

Il est subjugué par ce milieu et surtout tombe amoureux de Ruth, la fille de la maison.

Il va alors décider de se hisser à son niveau en corrigeant ses manières et en se cultivant avec les livres. Il réduira son temps de sommeil au maximum pour apprendre, comprendre et encore apprendre. Grâce à ces efforts, naîtra également sa vocation d'écrivain....

Cela l'amènera vite à remettre en cause la bourgeoisie, son hypocrisie cachée derrière son vernis d'apparences et de bonnes manières.

Ce livre c'est celui d'un apprentissage, d'un éveil intellectuel et de la volonté à travers l'analyse de la société de son époque.

Et puis, c'est bien écrit !

Extrait " Puis, il se retourna et vit la jeune fille; les fantasmagories de son cerveau disparurent : C'était une créature éthérée pâle auréolée de cheveux d'or, aux grands yeux bleus immatériels. Il ne vit pas comme elle était vêtue : il vit seulement que sa robe était aussi merveilleuse qu'elle. Et il la compara à une fleur d'or pâle sur une tige fragile. Non ! c'était un esprit, une divinité, une idole !... Une aussi sublime beauté n'appartenait pas à la terre."

Bonnes et belles lectures !

J-C Togrège
06/08/2019




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