jeudi 17 novembre 2016

LIVRE /// LE MYSTERE HENRI PICK DE DAVID FOENKINOS



LE MYSTERE HENRI PICK
DAVID FOENKINOS




Bonjour amis de lecture,


Un nouveau roman de Foenkinos, après l'exceptionnel "Charlotte" écrit tel un long poème en prose * où il fit revivre Charlotte Salomon, artiste-peintre allemande morte à Auschwitz, cela n'a pas dû être facile pour l'auteur et quelque part ça ne l'est pas non plus pour nous lecteurs. Ce qui suit un chef d'œuvre ou une grande réussite, c'est toujours compliqué dans tous les arts.

Alors, pour nous lecteurs, autant  que faire se peut, il faut occulter provisoirement "Charlotte" et se mettre dans l'état d'esprit d'autres de ses romans, tels "La délicatesse", ou "Je vais mieux". C'est cet aspect qu'on retrouve dans "Le mystère Henri Pick" avec les qualités qu'on lui connait : style faussement léger pour aborder des sujets plus ou moins graves, de l'humour, voire de la cocasserie, de la fantaisie.

Tout commence avec cette idée d'un auteur américain, Richard Brautigan, d'une librairie qui accueillerait les livres refusés (1), idée reprise par un personnage de Foenkinos, un libraire breton. Pour être accepté, l'auteur doit se déplacer lui-même et le placer dans les rayons, là où il veut. Les envois par la poste ne sont pas acceptés.

Quelques années plus tard, une jeune éditrice, se rend dans cette librairie et y découvre, parmi des tas d'ouvrages ratés, ce qu'elle considère comme un chef d'œuvre : "Les dernières heures d'une histoire d'amour" signé Henri Pick. Flairant un bon coup, elle le fait publier et le "buzz" commence.

En effet, ce Henri Pick, qui est décédé, tenait une pizza et personne n'aurait pu penser qu'il avait écrit un roman. Sa veuve ne l'a jamais vu lire et encore moins écrire. L'enquête peut commencer...

Ce roman est agréable à lire et plaisant, même si ce n'est pas celui que je préfère.
J'ai trouvé amusant la manière dont il fait intervenir des personnages réels dans le récit, tel François Busnel qui va interviewer la veuve d'Henri Pick.

Intéressants, la manière de décrire le monde de l'édition qui est aussi une affaire de commerce et de bons coups pour faire décoller les ventes, ainsi que les répercussions d'un succès sur l'auteur et son entourage.

Un roman pour passer un bon moment.

Bonne et belle lecture

JC Togrège
17/11/2016



* Tel le romancier adorant les renvois à des notes en fin de page, j'ai eu envie de faire de même en ajoutant : surtout si vous n'avez pas encore lu "Charlotte", faites-le de toute urgence et dans l'édition reproduisant les gouaches de Charlotte Salomon.

(1) Cette librairie des livres refusés m'a fait penser également à la librairie des livres oubliés de Carlos Ruiz Zafon dans le magnifique roman "L'ombre du vent" que je vous recommande ardemment.

Remarque * David Foenkinos a parsemé son livre de notes de fin de page que j'ai trouvées moins percutantes que d'habitude.

mardi 15 novembre 2016

LIVRE /// LA DENTELLIERE DE PASCAL LAINE


LA DENTELLIERE
PASCAL LAINE
 
 
 

J’ai replongé avec nostalgie dans ce roman au style épuré de Pascal Lainé qui obtint le Goncourt en 1974. Nostalgie d'une lecture de jeunesse, avec l'envie d'y retrouver un beau moment de lecture...
 
 
J'y ai retrouvé avec plaisir le personnage de Pomme, jeune apprentie coiffeuse, jeune fille simple qui n’a pas fait d’études et qui n’a pas les mots. Ce n’est pas qu’elle soit sotte mais ce n’est pas par les mots qu’elle s’exprime. Elle croit trouver l’amour auprès d’un étudiant et s’y fracassera.

J’y ai revu avec un regard très critique, le jeune étudiant bourgeois, Aimery de Béligné , qui n’aurait jamais dû rencontrer Pomme. Il passera à côté d’elle sans la comprendre, la jetant une fois qu’il aura considéré, que tout bien tout pesé, ils sont trop différents car venant l’un et l’autre de milieux qui ne se rencontrent pas habituellement. Seul le hasard, sur une plage, les fit se croiser.

Il ne comprendra pas la douleur ressentie par Pomme lors de la rupture car elle ne se défendra pas.

 
Cela fera dire à l’étudiant : « « Je l’aimais bien , la Dentellière. On vivait l’un à côté de l’autre, mais on n’avait pas les mêmes mœurs ni les mêmes heures ; on ne se voyait pas beaucoup. On ne s’était jamais disputés. Il n’y avait pas de raison qu’on se dispute. On a seulement quitté la chambre. »

 
Pour lui, ce sera une erreur de jeunesse, une passade, pour elle un effondrement !

 
C’est l’histoire d’une rencontre qui n’aurait pas dû avoir lieu, l’histoire sempiternelle des classes sociales.

 
J’ai encore en souvenir le film qu’en avait fait Claude Goetta  en 1977 avec Isabelle Huppert, qui excella dans dans le rôle de Pomme, « la Dentellière ». Cette adaptation m’avait touché et profondément attristé.
 
 
Extrait : 
 
« Il sera passé à côté d’elle, juste à côté d’elle, sans la voir. Parce qu’elle était de ces âmes qui ne font aucun signe, mais qu’il faut patiemment interroger, sur lesquelles il faut savoir poser le regard. »
Bonne et belle lecture

lundi 14 novembre 2016

MUSIQUE /// LEO FERRE

LEO FERRE
UN ARTISTE ET UN POETE
 


Léo Ferré est né le 24 août 1916, soit il y a un siècle.
Il est mort depuis déjà 23 ans.

Avec une œuvre telle que la sienne, l'on aurait pu s'attendre à ce que les médias remettent à la lumière ses chansons pour le centenaire de sa naissance. Il n'en fut rien ou presque rien. Hormis sur France Musique, je n'ai guère entendu ou vu d'émissions lui être consacré.




Alors, certes,  certains de ses textes ne sont pas toujours simples, certains passages peuvent même restés incompréhensibles, certains textes politiques peuvent sembler datés et alors ?

La poésie ne demande pas toujours à être comprise mais ressentie.

Dans l'œuvre de Ferré qui s'étale sur plus de 40 ans, il y a forcément quelque chose qui peut tous nous toucher selon notre sensibilité.

J'ai toujours beaucoup aimé les chansons d'amour de Léo Ferré, et tout particulièrement son album sorti en 1972 (que j'avais déjà acquis en vinyl et que j'ai racheté en CD tout récemment)  qui en regroupait un certain nombre :

- La vie d'artiste
- On s'aimera
- ça t'va
- La gitane
- Le bonheur
- A toi
- La lettre
- Cette blessure
- L'amour fou
- Avec le temps

Toutes ces chansons parlent d'amour et de sensualité avec poésie.
Les musiques et les orchestrations sont magnifiques.

Cet album est intemporel et excellent.
J'y avoue une préférence pour "la lettre" tant pour la musique que le texte.

Il a également mis en musique des poèmes de Verlaine, Rimbaud, Apollinaire et Baudelaire de manière remarquable.




Musicalement vôtre

JC Togrège
08/2016



LIVRE /// UN FAUTEUIL SUR LA SEINE D'AMIN MAALOUF


UN FAUTEUIL SUR LA SEINE
Quatre siècles d’histoire de France
AMIN MAALOUF

 Amin Maalouf a été élu à l’académie française en 2011, au 29ème fauteuil, suite au décès de Claude Lévi-Strauss. Comme il se doit, il fit l’éloge de son prédécesseur, devant l’assemblée des académiciens. Cela aurait pu s’arrêter là.
 
Il lui vint alors l’idée d’écrire un livre recensant tous ceux qui furent titulaires avant lui de ce 29ème fauteuil, et ce depuis 1634. Parmi ceux-là, certains sont restés très connus et d’autres ne sont pas passés à la postérité
 
.Jugez-en vous-même par la liste des 18 académiciens qui l’ont précédé : Pierre Bardin, Nicolas Bourbon, François-Henri Salomon de Virelade, Philippe Quinault, François de Callières, André Hercule cardinal de Fleury, Paul d’Albert cardinal de Luynes, Jean-Pierre Claris de Florian, Jean-François Cailhava, Joseph Michaud, Pierre Flourens, Claude Bernard, Ernest Renan, Paul Challemel-Lacour, Gabriel Hanotaux, André Siegfried, Henry de Montherlant et Claude Lévi-Strauss.
 
Alors combien en connaissez-vous ?
 
La bonne idée de l’écrivain, ce n’est pas seulement de raconter leur vie, mais en même temps de nous raconter l’histoire de France. A travers des anecdotes savoureuses, le récit du parcours de tous ces hommes (pas de femme, la 1ère à y être élue sera Marguerite Yourcenar en 1980 au fauteuil n°3 !), nous parcourons les siècles. 


Avoir mêlé ces deux aspects en fait un livre passionnant et d’une grande érudition. D’abord, cela remet à la lumière des personnalités oubliées alors que certaines ont joué un rôle non négligeable, et puis cela en fait un roman historique où l’on apprend ou réapprend plein de choses, de l’Edit de Nantes en passant par la révolution, la Commune jusqu’au début de l’anesthésie en médecine.
Il s’y ajoute le plaisir de la langue classique très fluide d’Amin Maalouf.

 
J’ai bien aimé les titres des chapitres qui commencent tous par « celui qui ». Quelques exemples : « celui qui n’aimait écrire qu’en latin », « celui qui murmurait à l’oreille du roi », « celui qui n’aimait pas son prédécesseur » etc.

 
Entreprenant le rangement de romans anciens provenant de la bibliothèque de mon grand-père maternel,  j’y ai eu la surprise de voir apparaître certains titres cités dans l’ouvrage :  « les Bestiaires  » de Montherlant (que je ne lirai probablement pas car à la gloire de la tauromachie !), « Vie de Jésus » d’Ernest Renan qui fit scandale à l’époque car il avait osé appelé Jésus « un homme ».

 
Extrait « ... plutôt que de me laisser influencer par la gloire d’un Montherlant ou par l’obscurité d’un Cailhava, il fallait que je voie en chacun des titulaires successifs le témoin précieux et éphémère d’une histoire qui le dépasse, et nous dépasse tous. Une histoire en dix-huit segments, pourrait-on dire, ou une traversée des siècles en dix-huit étapes, chacun en compagnie d’un « promeneur » différent.
 
 
Bonne et belle lecture
 
PS Merci à Michelle de m’avoir prêté ce livre.

 

dimanche 13 novembre 2016

CINE /// LE CIEL ATTENDRA


LE CIEL ATTENDRA
DE MARIE-CASTILLE MENTION-SCHAAR

avec Sandrine Bonnaire, Noémie Merlant, Clotilde Courau, Naomie Amerger, Zinedine Soudem

Bonjour amis du cinéma,

Par ce film, nous suivons le parcours de deux jeunes filles prises dans les filets de la radicalisation djihadiste  via Internet. Deux jeunes filles, en quête d’idéal, vont se faire piéger.

Pour Sonia 17 ans, après un départ manqué pour la Syrie, vient le moment où sa famille se mobilise pour la sortir de son embrigadement. Issue d’une famille mixte (mère européenne, père d’origine arabe), elle rejette tout, voyant le diable partout. Autant le père est abasourdi, en colère et se sent impuissant, autant la mère jouée par Sandrine Bonnaire ne lâche pas.

Quant à Mélanie 16 ans, sans lien au départ avec l’Islam, ce sont les étapes progressives de la radicalisation qui commencent par une conversation anodine sur internet, le fait de tomber amoureuse de celui qu’elle appellera son « Prince », et de perdre au fur et à mesure toute autonomie de réflexion. Sa mère jouée par Clotilde Courau ne s’apercevra que trop tard de la situation.

Ce film, proche du documentaire par certains aspects, ne mise pas sur des histoires romancées mais sur la présentation le plus objective possible de ce qui se passe chez ces jeunes filles prêtes à tout abandonner pour aller en Syrie. Elles sont persuadées d’avoir enfin les yeux ouverts, l’esprit libre, la conscience du mal partout présent en Occident, alors qu’elles ont perdu toute liberté de discernement.

La détresse des parents est très bien montrée à travers des ateliers de paroles auxquels ils participent et qui sont animés par Dounia Boujar où elle joue son propre rôle de Directrice du CPDSI (Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’Islam).

La force de la réalisatrice, c’est de s’être appuyée sur de nombreux témoignages de jeunes, ce qui fait que le film sonne juste. C’est joué et présenté avec sobriété, ce qui en rend la réflexion plus pointue.

Le hasard fit que dans l’émission « Salut les terriens », nous vîmes le témoignage d’une jeune femme, Henda Ayari, ex salafiste, expliquant l’enfer que fut le sien pendant de nombreuses années, qu’elle raconte dans son livre « j’ai choisi d’être libre »

Un film qui fait réfléchir sur un sujet tragique.

Cinéphilement vôtre

vendredi 11 novembre 2016

LIVRE /// REPARER LES VIVANTS


REPARER LES VIVANTS
MAYLIS DE KERANGAL



Cela faisait un moment que ce roman m’avait été recommandé par une lectrice avertie. Le titre figurait sur ma LAL (liste « à lire ») qui a la fâcheuse tendance à s’allonger au fur et à mesure des émissions de la Grande Librairie. Comment faudrait-il faire pour  lire tout ce qu’on s’est promis de lire absolument ?

Et puis, un passage dans une librairie, et comme souvent, je suis ressorti avec un roman autre que celui pour lequel j’étais rentré.  Mais c’est bien cela la magie de ce type d’endroit merveilleux, ces lieux indispensables de vie et propices aux rencontres.
 

 « Réparer les vivants », en le résumant très brièvement et de façon incomplète, l’on pourrait dire que c’est le roman d’une transplantation cardiaque mais ce ne serait pas suffisant.

Simon Limbes, jeune garçon dynamique d’à peine 20 ans, fana de surf, a un très grave accident de voiture. Transporté en urgence à l’hôpital, il est très rapidement déclaré en état de mort cérébral.
 

 Mais son cœur continue à battre, l'auteur précisant « l’arrêt du cœur n’est plus le signe de la mort, c’est désormais l’abolition des fonctions cérébrales qui l’atteste. En d’autres termes : si je ne pense plus alors je ne suis plus. » 

La course à la montre commence alors pour l’équipe médicale et il faut d’abord l’autorisation de la famille. 

 Nous sommes alors plongés dans le chagrin des parents, Marianne et Sean, qui perdent un enfant. Ils vont devoir prendre très rapidement une décision grave :accepter ou non le don d’organes ! La force de l'auteur, c'est de ne pas raconter que ce drame car le pathos l'aurait emporté et la lecture en aurait été trop éprouvante, difficile, voire insoutenable. 

Maylis de Kerangal nous fait vivre aussi avec d’autres personnages, ce qui nous permet de ne pas rester uniquement dans la douleur des proches et de reprendre notre souffle  : Revol, le médecin en réanimation, Thomas l’infirmier, Claire en attente d’un cœur pour remplacer le sien pouvant rompre à tout moment, Lou la petite sœur, Juliette la petite amie et bien d’autres de l’équipe médicale.
Pour servir ce récit de vingt quatre heures, l'auteur utilise de très longues phrases aux mots justes, servies par une ponctuation permettant de respirer, tel ce cœur qui va sauver une autre vie.
J'avoue  simplement avoir été gêné parfois par l'utilisation de mots anglais en début de récit pour parler du surf.
 

 Un livre qui fait réfléchir sur la vie, le don d’organes, le travail des équipes médicales, un livre qui ne s’oublie pas. Un sujet difficile !

J’ai appris pendant ma lecture qu’une adaptation cinématographie venait d’en être faite par Katell Quillévéri avec entre autres Emmanuelle Seigner, Tahar Rahim, Anne Dorval, Bouli Lanners et Kool Shen. 

 Bonne et belle lecture

JC Togrège 
11/11/2016

Ajout du 08/11/2018 : Nous venons de voir le DVD et ce fut un grand moment de cinéma. C'est très bien filmé, joué avec sensibilité et intelligence au service d'un sujet difficile. 



 

LIVRE /// LE LIVRE DES BALTIMORE DE JOEL DICKER


LE LIVRE DES BALTIMORE
JOEL DICKER

 
Si vous avez aimé "La vérité sur l'affaire Harry Quebert", alors vous aimerez aussi "Le livre des Baltimore. L'on y retrouve le sens du récit de Joël Dicker et son aptitude à nous "capter" totalement, jusqu'à la connaissance du fameux Drame sans cesse évoqué mais dévoilé seulement à la fin.

Les personnages prennent vie, c'est comme si nous les connaissions réellement ! 

Nous voilà de nouveau prisonniers, tout entier à tourner les pages les unes après les autres pour connaître ce fameux Drame, toujours écrit avec un D majuscule.
 

Marcus Goldman, le héros de la Vérité sur l'affaire Harry Quebert, se lance dans l'écriture d'un livre sur sa famille composée de deux "entités" : les Goldman de Baltimore à la réussite éclatante et les Goldman de Montclair représentatifs de la classe moyenne.
 

Le livre est découpé en 4 parties : 

- le livre de la jeunesse perdue (1989-1997)
- le livre de la fraternité perdue (1998-2001)
- le livre des Goldman (1960-1989)
- le livre du Drame (2002-2004)
- le livre de la réparation (2004-2012)

 J'y ai vu le récit d'une incroyable amitié entre trois garçons se nommant le gang des Goldman auquel s'adjoindra Alexandra. Elle deviendra la "fille de la bande" avec tout ce que cela suppose. Cet aspect, je vous le concède, on l'a déjà largement vu. Mais ce n'est qu'un aspect de l'histoire qui d'ailleurs est passionnant, avec la particularité du rôle joué par le chien d'Alexandra.

Bien que le roman précédent soit  à mon sens plus fort, je recommande également celui-ci pour son pouvoir d'évasion et le style de l'auteur.

Ci-dessous deux extraits qui sont comme une réponse de l'un à l'autre quoique situés dans des chapitres différents :

 « Dans vingt ans, les gens ne liront plus. C'est comme ça. Ils seront trop occupés à faire les zozos sur leurs téléphones portables. Vous savez Goldman, l'édition c'est fini. Les enfants de vos enfants regarderont les livres avec la même curiosité que nous regardons les hiéroglyphes des égyptiens. Ils vous diront :"Grand-père, à quoi servaient les livres?" Et vous leur répondrez : " A rêver. Ou à couper les arbres, je ne sais plus." A ce moment-là, il sera trop tard pour se réveiller : la débilité de l’humanité aura atteint son seuil critique et nous nous entretuerons à cause de notre bêtise congénitale (ce qui d’ailleurs est déjà plus ou moins le cas). L’avenir n’est plus dans les livres, Goldman. »

 « Pourquoi j’écris ? Parce que les livres sont plus forts que la vie. Ils en sont la plus belle des revanches. Ils sont les témoins de l’inviolable muraille de notre esprit, de l’imprenable forteresse de notre mémoire »

 Bonne et belle lecture.