lundi 12 octobre 2020

ÇA SE FÊTE OU PAS ?

ÇA SE FETE OU PAS ?



Les 20 ans, bien sûr, ça se fête !
Même si l'on ne sait pas bien où l'on va, c'est la jeunesse !

Je me rappelle que ma grand-mère m'avait offert un  hortensia pour l'occasion et que je n'avais pas pu cacher ma déception… Heureusement, une petite enveloppe garnie l'accompagnait.

 Finalement, j'en avais pris soin de cette plante ! C'était ce qu'on peut appeler un cadeau "inattendu" pour ne pas dire "inapproprié".



Les 30 ans, ah oui, ça se fête aussi !
C'est sans doute l'un des âges les plus beaux.
L'on est toujours dans la jeunesse et l'on y voit plus clair sur le chemin qu'est notre vie.
Tout est possible, c'est l'aventure, le temps est à nous.

Les 40 ans, je n'ai pas pu les fêter !
Là, ce fut comme un coup de massue que de devenir "quadragénaire". Rien que le mot, il est pesant, alors c'est dire ! il n'est plus question de passer pour un jeunot, c'est la maturité qui s'impose.

Les 50 ans, tiens oui, pourquoi pas , En les nommant "2 fois 25 ans", ça sonne mieux et ça passe bien. Tout est encore possible, le corps répond toujours, même si après les fêtes le repos s'impose. Question de dosage, voilà tout.

Les 60 ans, évidemment, la question se pose ! A fêter ou pas ?
Quand on lit Balzac ou même Mauriac, un personnage de cet âge est appelé "vieil homme" ou pire "vieillard". En tant que lecteur, ça fait comme une claque !
Remettons les choses à leur place, un homme de 60 ans aujourd'hui est en forme. L'âge vermoulu est reculé d'au moins deux décennies.

Alors chiche, ce sera un anniversaire nommé "30 ans bis" et pas uniquement pour adoucir le choc du mot. C'est pour dire que je me sens comme à 30 ans avec plein de projets en tête et toujours avec l'envie de découvrir d'autres choses.
Certes, le corps joue parfois des tours mais la tête fonctionne "à donf"

Dessin fait par Jean-Jacques Dumont


J-C Togrège
12/10/2020 



samedi 3 octobre 2020

CINE /// ANTOINETTE DANS LES CEVENNES : une comédie d'une grande fraîcheur loin des codes habituels

ANTOINETTE DANS LES CEVENNES
DE CAROLE VIGNAL

avec Laure Calamy, Benjamin Lavernhe, Olivier Cole


Antoinette part dans les Cévennes, pour rejoindre, sans le prévenir, son amant qui est parti avec son épouse et sa fille suivre le chemin de Stevenson dans les Cévennes.

Cela c'est le point de départ de l'histoire mais ne croyez pas qu'il s'agit d'un énième vaudeville, c'est tout autre.

D'abord pour Antoinette, ce sera une rencontre très importante avec Patrick avec qui elle va randonner à travers des paysages ensoleillés magnifiques. Ce Patrick, ce n'est pas n'importe qui, il a une sacré personnalité, il est entêté mais terriblement irrésistible, il s'agit d'un âne. 

Ce n'est pas non plus un film bêtifiant avec un animal ! Antoinette va avoir fort à faire avec l'âne mais une vraie complicité va s'installer entre eux sans doute plus véritable que celle qu'elle a avec son amoureux.


C'est un joli personnage de femme libre, battante, romantique et spontanée à laquelle l'on s'attache. 

Ce film donne envie de se rendre dans les Cévennes, tant les images sont belles, et de se plonger dans le livre de Robert Louis Stevenson : "Voyage avec un âne dans les Cévennes"

Carole Vignal a réussi un film hors des codes habituels qui dégage une grande fraîcheur, le tout avec deux acteurs qui sont excellents : Laure Calamy et l'âne. Et puis, il y a de la cocasserie, de la drôlerie et de l'inattendu.

En somme un vrai bol d'air, une belle surprise au cinéma !

Cinéphilement vôtre

J-C Togrège
03/10/2020






mercredi 23 septembre 2020

LES LECTURES DE L'ETE

LES LECTURES DE L'ETE

Alors que l'automne vient d'arriver, il serait temps que je vous parle de mes lectures de l'été sous la forme d'une chronique globale.

Commençons par une fable écologique avec le court roman de Luis Sepulveda, auteur chilien : "Le vieux qui lisait des romans d'amour".  Il y  est question de la forêt amazonienne, de la traque d'une panthère majestueuse en colère, du respect du monde des Indiens et de cet homme qui aime lire des romances.

Extrait : "Antonio José Bolivar essayait de mettre des limites à l'action des colons qui détruisaient la forêt pour édifier cette œuvre maîtresse de l'homme civilisé : le désert." 




Et puis, hasard qu'il convient de signaler, la chambre d'hôtel que nous avions louée dans les Vosges contenait une petite  bibliothèque avec des auteurs tels qu'Alexandre Jardin, Régine Desforges, Jean Carrière, Christian Signol etc.


Bien qu'ayant des romans dans ma valise (comment partir sans ?), je me suis dit qu'il était indispensable de rendre hommage à cette belle initiative en lisant l'un des livres proposés. Même si Harlan Coben n'est pas mon auteur de prédilection, je dois reconnaître que son thriller ("Dans les bois") m'a emporté. Dommage, j'ai presque tout oublié depuis. 
Par contre, j'ai bien retenu le numéro de la chambre : la 3 !


Dans ce même registre, j'ai préféré le dernier roman de Franck Thilliez "Il était deux fois" qui bâtit son histoire à partir d'une amnésie de 12 ans. Un gendarme s'endort en 2008 alors qu'il enquête sur la disparition de sa fille et se réveille en 2020 en ayant tout oublié. La jeune fille n'ayant pas été retrouvée, il reprend l'enquête.

Extrait "Tout porte à penser que vous êtes atteint de ce qu'on appelle dans le jardon une amnésie psychogène atypique. Elle est extrêmement rare, sans doute autant qu'une pluie d'étourneaux mortes, et pourtant elle arrive."

C'est très sombre, glauque et passionnant !

Et puis, au fil des années, son écriture s'affine ce qui ajoute au charme de ses histoires toujours hors du commun et bien documentées.


Revenons sur un autre lieu de nos vacances, à Fécamp (Normandie) avec une jolie librairie à l'enseigne  (Le Chat Pitre) dans laquelle il était impossible de ne pas rentrer.

Guy de Maupassant étant un enfant du pays, ses livres y sont bien présents. Admirateur de son style, j'y ai acheté un recueil de nouvelles "Contes et Nouvelles de la Campagne". 

Quel conteur hors pair !



Dans la rubrique "belle plume", le dernier Yasmina Khadra ne décevra pas non plus. Il nous raconte l'errance d'un homme qui quitte tout (emploi, maison, argent) suite au départ de sa femme.

Comme toujours il excelle dans l'art du récit, cette fois-ci dans le contexte d'une Algérie venant d'accéder à l'indépendance.

Extrait : "l'enfer, Monsieur Naït-Gacem, n'est pas la crémation de nos péchés mais le renoncement à nos rêves."




Bonnes et belles lectures !

J-C Togrège




dimanche 20 septembre 2020

DES ILOTS DE BEAUTE PRES DE CHEZ SOI !

DES ÎLOTS DE BEAUTE PRES DE CHEZ SOI


Cette année pas comme les autres, avec une COVID persistante, doit nous permettre de tirer des enseignements sur notre façon de vivre, tout au moins espérons le.

L'une des leçons à retenir, c'est qu'il y a de belles choses à voir tout près de chez soi !

Cela fait  presque 20 ans que nous nous rendons à St Brice Courcelles pour répéter et que nous passons devant les murs d'une propriété, nous demandant ce qu'ils peuvent bien abriter.



Grâce à la journée du patrimoine et aux propriétaires actuels, nous avons enfin eu notre réponse.

 

Le château de Courcelles, construit en 1829, se trouve dans un parc arboré de huit hectares.

En y pénétrant, l'on oublie totalement la ville tant le calme y est souverain et la beauté omniprésente où que se tournent nos yeux.

Petite parenthèse historique : en août 1870, ce château accueillit le général Mac Mahon et son état major, tandis que Napoléon III demeurait dans la propriété Senart (maison détruite en 1918)

Emile Zola relata ce fait dans son roman "la débâcle" et pour se faire se rendit à St Brice Courcelles.




Mais revenons aux arbres magnifiques qui se trouvent dans ce parc ! 

J'avoue être tombé totalement sous le charme de leur splendeur et de leur majesté. 
Certains y vivent depuis la construction du château et sont donc bicentenaires !



Se promener dans cet endroit plonge dans une grande sérénité, l'on se sent habité par la beauté, en osmose avec la nature. Le stress s'évapore, comme absorbé par les feuilles des arbres.

Les vers de Victor Hugo viennent alors à l'esprit :

"Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,
Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,
Dans votre solitude où je rentre en moi-même,
Je sens quelqu'un de grand, qui m'écoute et qui m'aime."



Des arbres à  tomber en pâmoison !



En poursuivant notre promenade, nous avons vu ce vieux banc de pierre. 

Ne trouvez-vous pas qu'il nous invite à s'y asseoir un livre à la main ?

Ou bien seulement une pause où laisser vagabonder son esprit, loin de la vitesse du monde contemporain ?

Comme un endroit hors du temps ….






En sortant de cette très belle propriété, nous avons poursuivi notre route jusqu'aux ruines du château de la Malle qui se trouvent dans les bois tous près.


Bonnes journées du Patrimoine !

J-C Togrège
20/09/2020















mercredi 16 septembre 2020

FAMILLE DE HERISSONS AU JARDIN - 3 -

FAMILLE DE HERISSONS AU JARDIN - 3 -


Puisque vous avez été nombreux à me demander des nouvelles de cette petite famille, voici une 3ème chronique. 

Croyez-moi depuis la mi-juillet, ils ont bien changé !

Avec le régime "croquettes", ceux que nous appelions les bébés ont  grandi et grossi. Ils ont pratiquement atteint la taille de leur mère.

Ils ont chacun leur caractère, l'un ronchonne (il fait l'équivalent de "pfouh !" pour dire qu'il n'est pas content), l'un est plus timide, un autre plus audacieux et un autre plus gourmand (il s''installe dans le plat !)

Quant à la mère, elle nous regarde droit dans les yeux !



Chacun vaque plus ou moins de son côté, sauf un petit qui reste avec sa maman. Serait-il de l'espèce "Tanguy" ?  


A les observer, nous avons appris plein de choses !



Les hérissons peuvent pousser de petits cris très aigus. Nous l'avons constaté alors qu'une nuit l'un d'entre eux était tombé nez à nez avec un chat. Ce n'est pas que le félin lui ait fait quoi que ce soit mais il fut surpris ! hiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!!

Et puis, nous avons constaté qu'ils arrivaient à se faufiler en aplatissant leurs piquots et en s'allongeant. Ainsi cette photo ci-dessous, où l'on voit l'un d'entre eux sortir du poulailler (pourtant proscrit !) à travers le grillage de la porte. Heureusement nos poules pondent en hauteur, car les hérissons sont friands des œufs.




Au fil des semaines, nous ne les voyons pratiquement plus en journée, tous attendant plutôt qu'il fasse sombre. 

Je peux vous assurer que c'est amusant quand je les appelle en soirée et que je les vois accourir pour la pâtée. Cela  ne traîne pas sauf pour "Timide" !

D'ici quelques semaines, nous supposons qu'ils feront leurs bagages car ce sont des animaux qui aiment bouger surtout au printemps et à l'automne.





J-C Togrège
16/09/2020







dimanche 30 août 2020

CINEMA /// PETIT PAYS : UNE ADAPTATION REUSSIE

PETIT PAYS
DE ERIC BARBIER

avec Jean-Paul Rouve, Djibril Vancoppenolle, Dayla De Medina 



Quel plaisir de voir un film de cette qualité, totalement fidèle à l'esprit du roman de Gaël Faye dont j'avais dit le plus grand bien dans ma chronique d'avril 26/04/2019 !

Eric Barbier prend le temps d'installer ses personnages dans leur vie quotidienne.

La tension va monter progressivement, par petites touches, jusqu'à l'embrasement.

N'attendez pas une leçon d'histoire, tout est raconté à hauteur des yeux d'enfants dont les regards sont primordiaux, ce que rend bien l'affiche. Le   monde absurde des adultes va percuter leur enfance !

Le récit commence  un peu avant le génocide des Tutsis au Rwanda.



Gabriel (10 ans) et sa petite sœur Ana vivent au Burundi avec leur père français et leur mère rwandaise. La vie se déroule paisiblement, tout au moins en apparence. L'inquiétude des enfants porte sur ce qu'ils perçoivent de la mésentente grandissante de leurs parents.  

L'on discerne déjà un contexte politique difficile, des tensions sous-jacentes entre Hutus et Tutsis. Progressivement, tout ceci va se détériorer jusqu'aux événements dramatiques que nous connaissons. 

Jean-Paul Rouve est excellent dans son rôle de père protecteur et d'homme d'affaires. Quant aux deux enfants (Djibril Vancoppenolle et Dayla De Medina) , ils ont une présence et un regard extraordinaires.

Il n'y a pas de surenchère de violence, et pourtant l'horreur est bien là. Tout comme dans le livre, la scène de l'incendie est insoutenable et bouleversante !

A la fin de la séance, lentement le public s'est levé dans un silence révélateur de la force du film.

Cinéphilement vôtre

J-C Togrège
31/08/2020


La 300ème chronique, déjà ! : MERCI

LA 300ème CHRONIQUE, DEJA !


J'ai commencé ce blog en novembre 2016 avec une chronique sur les nouvelles d'Oscar Wilde et voilà déjà que se profile la 300ème !

Mon objectif fut toujours de partager avec le plus grand nombre mes impressions, découvertes, coups de cœur et émotions sur des sujets tels que la lecture, le cinéma, la musique et l'environnement. C'est une démarche comparable à celui qui a adoré un livre et le prête à son entourage ensuite. 

Je me suis toujours refusé à écrire des articles sur une œuvre que je n'ai pas aimée. Cela ne m'intéresse pas et je ne m'en sens pas la légitimité. C'est si dur de créer ! 

Pour  ce petit anniversaire, j'ai effectué un petit retour en arrière pour voir le tiercé gagnant :

1 - Nettoyeur de tranchées : publication du 7 novembre 2017. Ce numéro 1 me touche d'autant que c'est un texte de  ma composition à partir d'un souvenir familial. 
2 - Ma petite entreprise (chanson de Bashung) : publication du  9 juillet 2017
3 - La promesse de l'aube (roman de Romain Gary) : publication du 20 décembre 2017

Quant à l'année 2020, les deux chroniques sur la "famille hérisson" ont été plébiscitées. Une dernière sera publiée prochainement.

Cette 300ème me donne également l'occasion de vous annoncer en primeur la publication de mon deuxième recueil en octobre 2020 : "Variations autour de Noël".  Il sera composé de nouvelles, textes courts et poèmes avec comme fil conducteur les chansons et traditions de Noël.




Les retours que j'ai pu avoir, le nombre de visites croissantes (environ 600 par mois), tout cela m'a incité à poursuivre ce que je considère comme un échange.

Pour cela, je vous dédie cette chronique et vous adresse à tous et toutes un grand MERCI !



Bien à vous.

J-C Togrège
30/08/2020